François-Auguste-Agatocle-Urbain Le Dreuille

Élements biographiques

François-Auguste-Agatocle-Urbain Le Dreuille Adresse au Roi relative au projet de loi électorale présenté à la sanction de Sa Majesté par les Chambres des Députés et des Pairs… (1831)

Si trois cent mille, plus ou moins, composent seuls par leurs mandataires la Chambre élective, et si vous soumettez le reste des Français aux lois que cette Chambre a consenties, vous déclarez par là que ces trois cent mille sont souverains, et que tous les autres sont leurs sujets. Il n'y a plus de souveraineté populaire, il n'y a plus d'égalité ; il y a despotisme véritable , despotisme que le Roi, la Chambre des pairs et les trois cent mille électeurs imposeraient aux trente-trois millions d'individus qui forment le peuple français !
Source : Gallica

François-Auguste-Agatocle-Urbain Le Dreuille Adresse au Roi relative au projet de loi électorale présenté à la sanction de Sa Majesté par les Chambres des Députés et des Pairs… (1831)

Si les Chambres excluent un individu d'un droit qu'elles accorderont à un autre, il y aura privilége, il n'y aura plus d'égalité, ni de Charte par conséquent. Sortis à peine d'une révolution, nous en recommençons une nouvelle ; car les priviléges n'étant plus dans nos moeurs, seront tôt ou tard repris violemment. Malheur à ceux qui les ont, malheur surtout à ceux qui les donnent!
Cette disposition de la Charte : Tous les Français sont égaux devant la loi, assigne à la souveraineté du peuple son véritable sens.
Source : Gallica

François-Auguste-Agatocle-Urbain Le Dreuille Adresse au Roi relative au projet de loi électorale présenté à la sanction de Sa Majesté par les Chambres des Députés et des Pairs… (1831)

Mais, Sire, telle n'est pas ma pensée; je crois qu'il va un moyen plus simple et plus constitutionnel d'arriver au but que tout gouvernement doit se proposer, le bonheur du peuple fondé sur le développement de ses lois organiques.
Le droit d'élection, sous quelque rapport qu'on l'envisage, est une partie du gouvernement que le peuple souverain s'est réservée; il gouverne en élisant, puisqu'il nomme en dernier ressort les membres de l'un des trois pouvoirs. Le projet des Chambres a-t-il au moins trouvé le véritable degré d'influence que chaque citoyen doit exercer dans les élections?
Source : Gallica

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