Ernest Luce, Réforme électorale, par Ernest Luce (1841)
“ En politique, on ne peut entendre par indépendance qu'une seule chose, l'absence de tout intérêt opposé à celui du pays; car le citoyen, quel que soit son patriotisme, ne peut entièrement s'affranchir de l'influence de tous les intérêts particuliers qui viennent se rassembler autour de lui. Qu'en conclure? Que politiquement l'indépendance absolue de l'électeur est chose impossible, et que puisque l'intérêt de l'Etat se compose d'intérêts distincts, opposés, la constitution d'un gouvernement représentatif n'est bonne qu'autant que tous ces intérêts concourent à l'expression générale. ”
