Résumé

Encore un procès de la presse. Affaire de M. de Nugent… (1831)

Quelle est donc la méfiance du gouvernement envers la France, puisqu'il regarde comme un outrage tout appel à la raison publique ?
On a déclaré le peuple souverain ; cependant, ce peuple n'a point parlé : je demande qu'on l'interroge; sa réponse fera loi, suivant les principes de la révolution.
Pour que la réponse du peuple fasse loi, il faut qu'il soit libre, et non pas enchaîné par un serment. Imposer une condition quelconque au vote des citoyens, c'est violer leurs droits, c'est anéantir leur souveraineté : nous venons d'en être témoins aux dernières élections.
Source : Gallica

Encore un procès de la presse. Affaire de M. de Nugent… (1831)

Messieurs les jurés, vous qui ne craignez ni ne flattez le pouvoir, c'est à vous de nous dire s'il n'est pas vrai que, depuis la révolution, la confiance publique se soit ébranlée, et que la croissante prospérité du commerce se soit soudain arrêtée. Vous nous direz d'où vient que la France n'est pas soulagée du poids d'un seul impôt. Vous nous direz si un profond malaise ne se fait pas sentir dans tout le royaume ; si les plus graves inquiétudes, les craintes les plus sinistres n'agitent pas tous les esprits
Source : Gallica

Encore un procès de la presse. Affaire de M. de Nugent… (1831)

Ici, messieurs, j'ai pu être surpris de l'accusation qui m'est intentée. La conscience et les affections sont libres; je ne pensais pas que le gouvernement pût prétendre y commander.
Je n'ai point caché mon attachement à la légitimité , parce que je voyais en elle une garantie de paix et de stabilité pour la, France ; ce n'est point là un acte de rébellion, ce n'est point une provocation à la révolte; je n'engage personne à penser comme moi, mais j'ai le droit d'exprimer ma pensée.
Source : Gallica

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