Résumé

Nicolas Massias Questions sur la Révolution de 1830 (1830)

Je conçois que les personnes qui croient au droit divin de la royauté, refusent leur serment de fidélité au nouveau gouvernement ; mais je ne puis le comprendre de celles qui pensent que la nécessité et l'utilité des peuples font la légitimité des rois. En se conduisant ainsi elles satisfont, il est vrai, leur dignité de gentilshommes et d'hommes; de gentilshommes, en se sacrifiant aux principes de leur caste; d'hommes, en conservant leur culte à d'illustres infortunes; mais je doute qu'en ce cas elles remplissent leurs devoirs de citoyens.
Source : Gallica

Nicolas Massias Questions sur la Révolution de 1830 (1830)

La nation approuve explicitement dans les assemblées primaires les actes de ses mandataires, ou implicitement par son acquiescement silencieux. Lorsque la presse est libre, que le droit de pétition n'est pas restreint, que les villes peuvent envoyer des adresses et des députations, mille voix et mille échos sont donnés à la manifestation de l'opinion générale. Et voyez avec quelle unanimité, avec quelles acclamations a été accueilli et sanctionné le mandat que s'était donné la chambre des députés de sauver la France en nommant roi le duc d'Orléans !
Source : Gallica

Nicolas Massias Questions sur la Révolution de 1830 (1830)

Le recours aux assemblées électorales était même un moyen plus extra-légal que le recours aux assemblées primaires. Dans celles-ci, en effet, si l'on ne veut avoir égard ni à la difficulté ni au danger, est le droit incontestable de se réunir et d'agir. Lorsque le gouvernement est dissous, elles sont tout; elles sont la nation entière, tandis que les corps électoraux, qui n'en forment que des sections, ne pouvaient être légalement convoqués que par l'autorité royale qui n'existait plus.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature