Résumé

Auguste-Hilarion de Kératry De la Séance du 15 janvier 1820 et de l'influence que peuvent avoir les projets du ministère sur les destinées de l'État… (1820)

Comme peuple, je ne trouve pas notre part la plus mauvaise ; mais quand, dans la première classe d'un État, on s'obstine à voir toute une nation, on est d'un autre' avis, et c'est une erreur commise par madame de Staël. J'en prends acte au nom de notre chère patrie.
Le plus grand bonheur des nobles de France eût été, peut-être, d'assister aux funérailles de leur existence nobiliaire. La Charte ne pouvait que leur continuer un vain titre, et leur propre intérêt les condamne à l'oublier : c'est le seul moyen qui leur reste de le faire revivre.
Source : Gallica

Auguste-Hilarion de Kératry De la Séance du 15 janvier 1820 et de l'influence que peuvent avoir les projets du ministère sur les destinées de l'État… (1820)

Il est fâcheux que la légitimité du roi ait un petit avantage sur celle que l'on fait sonner si haut. Cette première est nécessaire à la nation, dont elle assure la paix ; c'est notre propriété comme celle du trône, et l'on peut fort bien se passer de l'autre. En tous temps, à toutes les époques mémorables de notre histoire, les Bourbons ont protégé le peuple contre les grands. Les Bourbons sont les amis nés du laboureur, du soldat et de l'opprimé.
Source : Gallica

Auguste-Hilarion de Kératry De la Séance du 15 janvier 1820 et de l'influence que peuvent avoir les projets du ministère sur les destinées de l'État… (1820)

Cet effet n'était pas attendu du ministère, ainsi que nous le dirons bientôt ; mais il n'est que trop réel. La déviation de l'intérêt général, en fait de gouvernement, n'entraîne qu'à des mécomptes. On n'en sort que par un généreux retour aux principes, ou par l'abus de la force, qui est la route des abîmes.
Source : Gallica

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