Pierre-René-Marie Leguen

Résumé

Pierre-René-Marie Leguen De la Patience en politique, par M. Leguen… (1848)

On voit combien seraient coupables les ambitieux qui, pour rester au pouvoir, ne craindraient pas de semer la corruption autour d'eux. Ce serait de leur part une trahison détestable, que l'on devrait punir des châtiments les plus sévères. En effet, ils affaiblissent, autant qu'il est en eux, ce qui fait la véritable, la seule force de l'État, je veux dire le courage et la vertu. Qu'attendre de celui qui sacrifie l'estime de soi-même à un avantagé matériel ? Il calcule, il ne se dévoue pas. Ne lui parlez ni de gloire ni de patrie , il ne saurait vous comprendre.
Source : Gallica

Pierre-René-Marie Leguen De la Patience en politique, par M. Leguen… (1848)

Et c'est parce que, dans tous les temps et dans toutes les circonstances, il est toujours prêt à se dévouer pour la patrie et pour les lois, que le peuple est digne de se gouverner lui-même. Oui, plus s'élevant par l'instruction, il pourra prendre part aux affaires publiques, plus il y aura de moralité dans l'État, de dignité dans les caractères, de franchise et de fermeté dans la politique, et plus la nation acquerra de grandeur.
Source : Gallica

Pierre-René-Marie Leguen De la Patience en politique, par M. Leguen… (1848)

Que si l'un d'eux, pour colorer son ambition, voulait alléguer son dévouement à la chose publique, ses talents supérieurs, et donner à entendre que lui seul est capable de diriger d'une manière heureuse les affaires du pays, on pourrait lui répondre que ce langage n'est ni celui de la modestie, ni celui de la vérité.
Quoi! un pays comme la France, qui se vante à juste titre de marcher à la tête de la civilisation, n'aurait, pas dans son vaste sein plusieurs hommes d'un mérite assez grand pour y tenir d'une main ferme le timon de l'État!
Source : Gallica

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