Résumé

Aux électeurs et aux chambres sur la septennalité… (1824)

La charte, c'est l'égalité des droits, la mort des privilèges, l'abolition du servage; ce sont nos lettres-patentes d'hommes libres; c'est le sol sur lequel reposent les trois cinquièmes des propriétés actuelles ; c'est le jury, le vote de l'impôt.... Voyez maintenant ce que vous avez à faire ; et si vous ne nous donnez pas les députés que la France réclame, ne vous plaignez pas des vexations et des injustices dont vous viendriez à être les victimes, vous n'obtiendrez pas même de la pitié...... Quand on ne sait rien supporter, rien entreprendre pour éviter les fers, on mérité de les porter.
Source : Gallica

Aux électeurs et aux chambres sur la septennalité… (1824)

Tout cela est admirable, j'en conviens, mais si le hasard , la fortune , l'avenir enfin trompent vos espérances, et désavouent vos combinaisons , s'il se forme une ligue entre les députés et les ministres, si un esprit d'intrigue et de coterie s'établit dans la chambre septennale, si de sa pleine autorité ou par des lois qui faussent de plus en plus la machine électorale , elle éternise son despotisme en s'éternisant elle-même; que deviendra la France, que deviendront ses libertés, et par suite le bonheur que vous voulez bien lui promettre!
Source : Gallica

Aux électeurs et aux chambres sur la septennalité… (1824)

Trop souvent on fit des cathégories pour les hommes, on n'en avait pas encore fait pour les articles d'une constitution; il y a un commencemens à tout. Le ministère divise
donc la charte en articles fondamentaux qu'il proclame inviolables, et en articles réglementaires, modifiables , dit-il, d'après cette axiome anglais : Le parlement peut tout.
Une semblable distinction est un arrêt de mort. La charte comme toute autre constitution , bien que composée de parties , n'en est pas moins un tout ; si ce tout peut être violé dans une de ses parties , il perd son caractère d'inviolabilité
Source : Gallica

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