Résumé

François Delarue De la Septennalité et de ses conséquences… (1824)

En morale, si une vérité jusqu'alors inconnue, est mise en évidence par une main habile, faut-il pour cela croire toutes les autres vérités morales en danger, et rejeter sans examen aucun, la vérité que le génie vient de mettre à la portée de tout le monde? Et en politique enfin, si quelques-uns des articles d'une loi fondamentale peuvent être modifiés en donnant plus de force et plus de stabilité à cette même loi et à son esprit, faut-il crier à la destruction, mettre toutes les passions en mouvement, et leur faire répéter jusqu'à satiété qu'il y a du danger à l'améliorer ?
Source : Gallica

François Delarue De la Septennalité et de ses conséquences… (1824)

Ces principes une fois posés, et leur vérité démontrée, voyons si Sa Majesté ne doit pas encore, comme responsable de l'administration de ses enfans envers Dieu, faire tout ce qui peut dépendre d'elle pour leur assurer la stabilité de leurs droits, et leur bonheur présent. Si personne ne peut lui contester ce droit, par quels motifs voudrait-on donc limiter cette puissance royale, dont les effets sont toujours si utiles aux citoyens ? N'est-il donc pas démontré par l'expérience de tous les temps, qu'un souverain ne saurait abandonner ses droits sans causer les plus grands maux à ses sujets ?
Source : Gallica

François Delarue De la Septennalité et de ses conséquences… (1824)

Pour ce qui regarde les actes de l'état civil, s'il est démontré que ces actes sont toujours suivis de cérémonies religieuses et de sacremens, et que des actes émanés des ecclésiastiques compétans consacrent légalement l'existence ; je ne vois pas trop en quoi il y aurait un si grand mal à économiser le temps des citoyens, et à leur en éviter un double emploi et des frais de plus. En définitif, la morale n'y gagnerait-elle pas aussi infiniment? Les avantages en sont si faciles à saisir qu'il n'est pas besoin de raisonnement pour convaincre de leur vérité.
Source : Gallica

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