Pierre Temple

Élements biographiques

Pierre Temple,  Les droits d'un peuple (1868)

“ Résultat bien triste à constater, la France est, à cette heure, l'un des pays où tout ce qui tient aux choses de la pensée est le plus violemment contenu. A part Rome, la Russie et la Turquie, il n'est pas, en Europe, un peuple qui jouisse moins que nous du droit de parler.
Et pour user d'un droit qu'on n'ose pas nous dénier franchement, mais dont on nous refuse l'exercice, il nous faudrait ce que les peuples nos voisins nous ont jadis envié et ce qu'à notre tour nous leur envions, aujourd'hui : une presse libre, un enseignement libre, une tribune libre, un théâtre libre.
”
Source : Gallica

Pierre Temple,  Les droits d'un peuple (1868)

“ Incapable de prévoir que ce même courant d'indépendance devait se tourner contre elle quelques siècles plus tard et l'emporter, elle ne vit dans les libertés octroyées aux communes qu'une arme nouvelle contre la féodalité qui l'inquiétait. Si elle favorisa l'émancipation populaire, ce n'est pas qu'elle voulût le peuple plus libre qu'auparavant, mais elle avait besoin d'un allié. Aussi dans sa lutte contre les grands ou contre l'étranger, contre ses ennemis du dedans ou contre ses ennemis du dehors, demanda-telle plus d'une fois aux communes un concours qui lui fut toujours utile. ”
Source : Gallica

Pierre Temple,  Les droits d'un peuple (1868)

“ Certainement, pour celui qui limite les fonctions de la conscience au for intérieur, la liberté est complète, elle l'a toujours été et le sera toujours, nul ne pouvant atteindre la pensée dans son asile inviolable. Mais qu'est-ce alors que la conscience enchaînée à ce rôle d'abstraction ? Quelles seront ses oeuvres si elle est ainsi réduite à vivre et à s'éteindre en dehors de toute communication ? La conscience est semblable à la femme dont l'organisation est bien libre et complète par elle-même, mais que l'isolement condamne à la stérilité. ”
Source : Gallica

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