Antoine-Élysée Cherbuliez

Résumé

Antoine-Élysée Cherbuliez Études sur la loi électorale du 19 avril 1831… (1840)

Si, au contraire, j'ai lieu de penser que les opérations des colléges électoraux sont en grande partie soustraites à l'action de l'opinion publique; si la loi électorale tend à isoler ces colléges; si, en un mot, les électeurs sont les seules personnes qui prennent part à l'élection, j'avoue que leur capacité individuelle ne me paraît point du tout une garantie suffisante de l'esprit qui les animera collectivement, et que le résultat de leurs opérations, en tant qu'il dépendra de leur volonté, m'inspire certaines inquiétudes.
Source : Gallica

Antoine-Élysée Cherbuliez Études sur la loi électorale du 19 avril 1831… (1840)

Il serait superflu, sans doute, de démontrer ici que la richesse est, de nos jours, la circonstance matérielle sur laquelle on peut, avec le plus de confiance, asseoir une présomption de capacité. Les progrès de la civilisation, en effaçant peu à peu les inégalités conventionnelles que les institutions du moyen-âge avaient créées, leur ont substitué une inégalité de fait basée uniquement sur la propriété, ou plutôt sur le revenu, et qui constitue le caractère sinon le plus louable au moins le plus général de nos sociétés modernes.
Source : Gallica

Antoine-Élysée Cherbuliez Études sur la loi électorale du 19 avril 1831… (1840)

L'âge de la majorité n'est qu'une cause générale, un signe souvent trompeur de cette capacité ; mais le législateur, qui ne peut constater la capacité réelle de chaque individu, attache la capacité civile au signe le plus général de cette capacité réelle.
Dans la loi électorale, la généralisation est poussée un degré plus loin; car, outre que la capacité est présumée d'après le revenu, le revenu lui-même est présumé d'après le cens.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature