Résumé

Portrait de Antonin Dubost Antonin Dubost Les suspects en 1858 : étude historique sur l'application de la loi de sûreté générale… (1869)

Quelques semaines avant la conclusion du traité de Paris, un événement heureux avait comblé les désirs de Napoléon III. L'impératrice était accouchée d'un fils.
L'empire avait atteint son apogée. L'Empereur, maître absolu au dedans, arbitre de l'Europe, chef d'une armée victorieuse, éprouvée, glorieuse, était au point culminant de la puissance. La France semblait avoir oublié le 2 décembre, ses libertés perdues, son parlement jeté dehors, conduit en prison dans des voitures à forçats; elle semblait avoir oublié les proscriptions, Cayenne, l'Afrique, l'exil.
Source : Gallica

Portrait de Antonin Dubost Antonin Dubost Les suspects en 1858 : étude historique sur l'application de la loi de sûreté générale… (1869)

Nous nous trompons, un homme aurait ce droit, un seul : l'Empereur lui-même ! — « II peut toujours faire appel au peuple. »
Cette particularité de la Constitution de 1852 est, à coup sûr, un de ces traits caractéristiques qui en disent plus, à eux seuls, sur une oeuvre politique, que ne le feraient des volumes de commentaires. L'Empereur a le droit de s'accuser ! À lui seul, lorsqu'il se sent blâmable, le soin de convoquer le peuple en ses comices et de s'offrir à son verdict! A lui seul il appartient de rechercher la sanction de sa responsabilité !
Source : Gallica

Portrait de Antonin Dubost Antonin Dubost Les suspects en 1858 : étude historique sur l'application de la loi de sûreté générale… (1869)

Où étaient-ils ces journalistes, ces avocats, ces médecins, ces littérateurs, ces ouvriers, ces philosophes qui, eux aussi, avaient été frappés par les vainqueurs de décembre? Eux aussi étaient à Cayenne ou en Afrique, en exil, ou en prison.
Il ne restait donc plus à Paris que ceux qui avaient été assez heureux pour échapper à la loi commune, ou qui déjà, mais en bien petit nombre, avaient pu rentrer au foyer domestique avec le stigmate de la mise sous la surveillance de la haute police !
Source : Gallica

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