Antonin Dubost,
Les suspects en 1858 : étude historique sur l'application de la loi de sûreté générale…
(1869)
“ Quelques semaines avant la conclusion du traité de Paris, un événement heureux avait comblé les désirs de Napoléon III. L'impératrice était accouchée d'un fils. L'empire avait atteint son apogée. L'Empereur, maître absolu au dedans, arbitre de l'Europe, chef d'une armée victorieuse, éprouvée, glorieuse, était au point culminant de la puissance. La France semblait avoir oublié le 2 décembre, ses libertés perdues, son parlement jeté dehors, conduit en prison dans des voitures à forçats; elle semblait avoir oublié les proscriptions, Cayenne, l'Afrique, l'exil. ”
