Charles-Gilbert Heulhard de Montigny

Élements biographiques

Charles-Gilbert Heulhard de Montigny Questions vitales, par M. Heulhard de Montigny… (1861)

S'il est vrai que la souveraineté nationale ne peut être exercée que par délégation ; s'il est vrai que les citoyens qui, sous la dénomination d'électeurs, la représentent, doivent être réputés les plus intelligents et les plus intéressés au maintien de l'ordre social ; s'il est vrai enfin que dans la haute mission qu'ils ont à remplir, ils doivent jouir de la plénitude de leur indépendance, il est également vrai qu'aucun peuple ne peut se dire libre si, dans le jeu de ses institutions, la pratique est en désaccord avec ces vérités.
Source : Gallica

Charles-Gilbert Heulhard de Montigny Un dernier mot sur le suffrage universel et sur les candidatures officielles… (1869)

La liberté des élections est la condition capitale et la plus indispensable de tout gouvernement constitutionnel.
C'est la pierre angulaire de l'édifice politique, parce qu'elle est la seule barrière possible contre l'arbitraire et que partout où manque cette barrière, c'est le despotisme plus ou moins habilement déguisé.
Cette vérité est à la portée de tous les hommes qui veulent prendre la peine de réfléchir. Tous n'oseront peutêtre pas déclarer ouvertement que c'est également pour eux une vérité, tous ne sont pas indépendants.
Source : Gallica

Charles-Gilbert Heulhard de Montigny Questions vitales, par M. Heulhard de Montigny… (1861)

L'égalité, en fait, est un rêve irréalisable et si l'on pouvait supposer ces sophistes de bonne foi, on leur dirait que puisque les hommes ne naissent pas tous bien conformés, qu'ils ne naissent pas doués du même degré d'intelligence et de l'aptitude nécessaire pour entrer dans des carrières qui sont ouvertes à tous, et où le petit nombre seulement peut parvenir, que puisque mille causes diverses concourent à créer et à maintenir des inégalités, rien ne s'oppose à ce que le législateur, dans l'intérêt de la société, pose des limites à l'exercice d'une faculté dont l'abus peut lui être fatal.
Source : Gallica

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