“ « C'est avec une conviction profonde, Sire, qu'accusant devant vous ceux qui méconnaissent une nation si calme et si fidèle, nous venons déposer dans votre sein les douleurs de tout un peuple jaloux de l'estime et de la confiance de son roi. » Vous avez alors une adresse à la fois noble, ferme et respectueuse; elle est l'expression vraie des inquiétudes et des sentimens pénibles qu'éprouve le pays. Vous avez été plus loin que les pairs ; mais il n'y a entre votre adresse et la leur que l'énergie plus prononcée qui doit distinguer l'adresse des communes de celle de la Chambre héréditaire ”
Résumé
“Au roi et à la nation, sur la crise actuelle et le coup d'État tenté involontairement par la dernière chambre des députés , ou de la distinction établie par la charte entre le pouvoir absolu et le pouvoir réel ou relatif du roi et des chambres ; par un enfant de la révolution”, publiée en 1830, est une œuvre de . Des thèmes tels que la France, le ministère ou Charte y sont abordés.
Citations de Au roi et à la nation, sur la crise actuelle et le coup d'État tenté involontairement par la dernière chambre des députés… ()
“ Oui, c'est par lui que, redoublant les craintes du monarque, ceux que vous appelez les hommes de la violence viennent de remplacer au ministère et au conseil les hommes de la modération ; oui, par lui tout souffre, tout est paralysé, l'inquiétude est à son comble, les esprits s'agitent; ils s'aigrissent de plus en plus; la fermentation devient générale; enfin, on est au milieu d'un gouvernement constitutionnel et régulier, comme si l'on était dans un gouvernement provisoire, état qui, pour une nation, serait le pire de tous, si cet état n'était pas factice, s'il pouvait se prolonger longtemps. ”
“ Vers la fin du dix-huitième siècle, les institutions en France n'étaient plus en rapport avec les moeurs et la civilisation ; un grand mouvement, irrésistible comme le temps qui l'avait amené, par des changemens successifs dans l'état social, devait entraîner ce choc terrible des intérêts nouveaux contre les intérêts anciens, qu'on a appelé la révolution française ; la licence s'en empara; l'abîme s'ouvrit pour les hommes généreux qui l'avaient imprimé, et le règne sanglant de l'anarchie et de la terreur s'éleva au nom de la liberté et de l' égalité. ”
