Charles-Maurice de Talleyrand-Chamars

Définition et enjeux

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord La confession de Talleyrand : 1754-1838 (1891)

Rien en lui n'était flatteur: une face morte, sans grimace ni sourire, livide et marbrée de taches, sur laquelle se détachaient des sourcils touffus ombrageant le regard perçant de ses yeux gris, le nez en pointe insolemment retroussé, la lèvre inférieure avançant et débordant sur la supérieure, et sa petite figure semblait encore diminuée sous la perruque frisée. Comme il avait mâché beaucoup de mépris, il s'en était imprégné et l'avait placé dans les deux coins pendants de sa bouche. Talleyrand avait la physionomie morale de son portrait.
Source : Gallica

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord La confession de Talleyrand : 1754-1838 (1891)

Quand je voulus lui parler du Congrès de Vienne, il m'interrompit en m'invitant à lui adresser un rapport écrit ; puis il me remercia en me signifiant qu'il n'avait plus besoin de mes services, en présence de Beugnot, qui me donnait de l'eau bénite empoisonnée, et de Chateaubriand, dont les sourires me blessaient comme des poignards. Je me rappelais ses mots à la Bonaparte : « Talleyrand est toujours en état de trahison, mais c'est de complicité avec sa fortune; quand il ne conspire pas, il trafique. »
Source : Gallica

Jean-René-Pierre de Semallé Histoire politique et privée de Charles Maurice de Talleyrand… (1853)

Les personnes, les choses, tout y est d'une effrayante ressemblance. C'était la partie de l'histoire que Talleyrand savait le mieux, ou, pour être plus exact, il ne savait guère que celle-là ; car ce membre de l'Académie spécialement consacrée aux sciences historiques n'était pas doué de beaucoup de savoir ni d'érudition ; il n'avait jamais pris la peine d'étudier autre chose que les ruses de l'agiotage et de la diplomatie. On n'a pas dit non plus que ce fût un homme éloquent ni un profond génie.
Source : Gallica

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