Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, La confession de Talleyrand : 1754-1838 (1891)
“ Rien en lui n'était flatteur: une face morte, sans grimace ni sourire, livide et marbrée de taches, sur laquelle se détachaient des sourcils touffus ombrageant le regard perçant de ses yeux gris, le nez en pointe insolemment retroussé, la lèvre inférieure avançant et débordant sur la supérieure, et sa petite figure semblait encore diminuée sous la perruque frisée. Comme il avait mâché beaucoup de mépris, il s'en était imprégné et l'avait placé dans les deux coins pendants de sa bouche. Talleyrand avait la physionomie morale de son portrait. ”
