Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, La confession de Talleyrand : 1754-1838 (1891)
“ L'Empereur considère les femmes comme des joujoux, et il les casse. Il règle toutes les fêtes, veut qu'on s'amuse à la cour et s'étonne de voir des visages allongés ; mais le plaisir ne se mène pas au tambour et les dames comme des grenadiers. Je plains les chambellans, qui s'évertuent à amuser l'inamusable : « Mesdames, l'Empereur ne badine pas ; il veut qu'on s'amuse : En avant, marche ! » Dans ses moments familiers d'abandon, Napoléon aimait encore à tourmenter tout le monde par des questions : — Si je venais à mourir, que dirait l'Europe? ”
