Bibliothèque nationale

Résumé

Bibliothèque nationale Talleyrand : [exposition], Paris… (1965)

Nous pouvons nous demander ce qu'eût été le monde si Talleyrand n'avait pas existé. Napoléon et Alexandre auraient sans doute conclu un accord à Erfurt. Mais les coalitions n'en auraient vraisemblablement pas moins continué à se former. La paix acquise par la conquête ne pouvait être la paix véritable, s'il ne s'y ajoutait un certain degré de confiance et d'amitié. Cette pensée, le prince de Bénévent l'avait souvent exprimée à l'intention de la postérité.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Talleyrand : [exposition], Paris… (1965)

LETTRE DE TALLEYRAND à Mme de Staël. Vienne, 21 octobre [1814] . — Archives de Broglie.
Autographe. — « C'est un grand bonheur que d'être Genevois, on a tout le temps d'éclairer les autres sur leurs propres affaires. Je voudrais bien que ces vertueux missionnaires s'attachassent un peu à prouver à votre romanesque souverain que les succès de Bonaparte n'étaient pas la seule chose à détester en lui, que c'était ses principes qui étaient horribles et qu'ils doivent être à jamais repoussés de l'Europe. Je ne sais pas ce que nous ferons ici mais je vous promets un langage noble. »
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Talleyrand : [exposition], Paris… (1965)

La lecture d'un livre, si parfait soit-il, ne peut pas remplacer la vision, offerte d'un seul coup, de tant de périodes successives de notre histoire : la douceur de vivre du XVIIIe siècle, qui a marqué l'aristocrate et le prêtre défroqué durant toute son existence, la Révolution et ses drames, le Directoire et ses faiblesses, le Consulat et l'Empire qui bouleversent tout un continent, la Restauration qui cherche vainement la stabilité dans un retour au passé, la Monarchie de Juillet qui voit le triomphe de la bourgeoisie libérale.
Source : Gallica

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