F. Dupanloup, La mort de Talleyrand
“ « Mon père, s’écria-t-elle d’une voix émue, mais assurée, donnez-moi votre bénédiction ! » Mon âme, je l’avoue, ne put tenir à ce spectacle. Je devins à mon tour plus faible que l’enfant elle-même ; des larmes coulèrent involontairement de mes yeux ; puis, étendant les mains, je bénis au nom de Dieu l’ange visible du vieillard. Aussitôt la jeune fille se releva et, sans tourner la tête, d’un pas ferme, d’un air de résolution qui enchaînait nos regards à tous ses mouvemens, elle s’éloigna de nous, se dirigea vers la chambre du malade et disparut. ”
