F. Dupanloup

Élements biographiques

F. Dupanloup La mort de Talleyrand

« Mon père, s’écria-t-elle d’une voix émue, mais assurée, donnez-moi votre bénédiction ! » Mon âme, je l’avoue, ne put tenir à ce spectacle. Je devins à mon tour plus faible que l’enfant elle-même ; des larmes coulèrent involontairement de mes yeux ; puis, étendant les mains, je bénis au nom de Dieu l’ange visible du vieillard. Aussitôt la jeune fille se releva et, sans tourner la tête, d’un pas ferme, d’un air de résolution qui enchaînait nos regards à tous ses mouvemens, elle s’éloigna de nous, se dirigea vers la chambre du malade et disparut.
Source : Wikisource

F. Dupanloup La mort de Talleyrand

Alors M. de Bacourt, l’un des hommes les plus honorables que la divine Providence ait placés auprès de lui à ses derniers momens, essaya de soulever doucement sa tête pour la soutenir. La main du mourant, déjà froide, s’agita dans la main de son ami et la serra fortement encore ; il tourna une dernière fois ses yeux vers lui ; mais ce fut le dernier signe de vie qu’il donna. Tous les assistans le comprirent, et tous, agenouillés autour de son lit, observant le dernier mouvement de ses lèvres, nous les vîmes se fermer enfin pour jamais. M. de Talleyrand avait cessé de vivre et de souffrir.
Source : Wikisource

F. Dupanloup La mort de Talleyrand

J’ai appris, seulement depuis la mort de M. de Talleyrand, un mot de lui si bon et si aimable pour moi qu’il eût alors bien encouragé mes espérances, si je l’avais su. Aujourd’hui encore, le souvenir de cette bienveillante parole me touche : la veille de la séance de l’Académie, parcourant son discours, il s’arrêta à ces mots : la religion du devoir, et dit en souriant : « Voilà qui plaira à l’abbé Dupanloup. »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature