Jean-René-Pierre de Semallé Histoire politique et privée de Charles Maurice de Talleyrand… (1853)

Les personnes, les choses, tout y est d'une effrayante ressemblance. C'était la partie de l'histoire que Talleyrand savait le mieux, ou, pour être plus exact, il ne savait guère que celle-là ; car ce membre de l'Académie spécialement consacrée aux sciences historiques n'était pas doué de beaucoup de savoir ni d'érudition ; il n'avait jamais pris la peine d'étudier autre chose que les ruses de l'agiotage et de la diplomatie. On n'a pas dit non plus que ce fût un homme éloquent ni un profond génie.
Source : Gallica

Jean-René-Pierre de Semallé Histoire politique et privée de Charles Maurice de Talleyrand… (1853)

Les premières guerres de la révolution avaient beaucoup ajouté aux rivalités, aux secrètes jalousies des vieilles dynasties, et personne ne savait mieux cela que l'envoyé de la révolution en Angleterre, dans le moment le plus important, le plus décisif. Comme il ne s'agissait, après le triomphe de Napoléon au 18 brumaire, que de bien mettre à profit un pareil état de choses, on doit reconnaître que personne plus que l'ancien évêque n'était capable de lui donner de bons et utiles conseils. Ce fut d'abord dans la pacification avec la Russie qu'on reconnut son habileté et sa prévoyance.
Source : Gallica

Jean-René-Pierre de Semallé Histoire politique et privée de Charles Maurice de Talleyrand… (1853)

Ainsi le système que Laharpe et Talleyrand avaient si perfidement suggéré à l'empereur Alexandre, les principes
dont le sénat ou la faction révolutionnaire avaient fait la base de la constitution royale, étaient les mêmes que Napoléon invoquait en ce moment, et qui devaient le perdre, tandis que Frédéric-Guillaume les condamnait comme l'avait fait l'empereur François II! Et toute l'Europe, Alexandre lui-même allait se réunir pour les combattre !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature