Lucien-Anatole Prévost-Paradol

Lucien-Anatole Prévost-Paradol

Résumé

Portrait de Lucien-Anatole Prévost-Paradol Lucien-Anatole Prévost-Paradol Lettres posthumes de Prévost-Paradol

Il faut avoir la mémoire bien courte pour avoir oublié que c'est la peur du socialisme qui a fait l'Empire et qui a préparé l'esprit de la France à recevoir et à subir un gouvernement quelconque, pourvu que l'ordre public fût maintenu. Il n'est pas moins évident que l'Empire, à moitié détruit par ses propres fautes, doit le peu de force qui lui reste encore, au bruit que le socialisme a pu faire en usant de la liberté de la presse et du droit de réunion pour exposer ses folles doctrines et pour répandre ses menaces contre l'ordre social.
Source : Gallica

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Il y a, en effet, une sensible différence entre n'aimer pas l'Empire et préférer tout à l'Empire, même la guerre civile, même l'anarchie, même le socialisme. Voilà la simple vérité que le parti républicain a méconnue en déployant au grand jour son drapeau, et comme il a senti lui-même que le public ne voudrait pas le suivre jusque-là et que le terrain se dérobait sous ses pieds, il a reculé.
Le parti républicain a bien fait de reculer, car, selon toute probabilité, il marchait à une sanglante défaite et, la bataille une fois engagée, l'opinion lui eût été contraire.
Source : Gallica

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Les esprits sont trop excités, trop troublés pour retrouver de longtemps leur équilibre, et le moindre incident peut amener l'incendie. Une conduite loyale et libérale devant la Chambre, la formation d'un ministère homogène et énergiquement constitutionnel, une réforme électorale suivie, à la fin de la session actuelle, d'une dissolution et d'élections vraiment libres, voilà les seules chances de salut de l'Empire, voilà les conditions indispensables de la transaction qui doit s'opérer entre lui et les plus modérés de ses adversaires.
Source : Gallica

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