Lucien-Anatole Prévost-Paradol

Élements biographiques

Portrait de Lucien-Anatole Prévost-Paradol Lucien-Anatole Prévost-Paradol Conseils à un jeune homme : du choix d'un parti (1851)

Étudiez maintenant l'histoire et voyez les progrès de la justice, c'est-à-dire l'abolition progressive de la loi de l'obéissance et de tous les maux qui en découlent. L'espace nous manque pour vous tracer ce splendide tableau de l'éducation de l'humanité. Vous y verriez le progrès des religions, images fidèles de l'idée que les hommes se font de la justice. Des dieux antiques, apothéoses de l'iniquité, l'homme passa au culte d'un Dieu plus pur, que nos pères ont brisé à leur tour, parce qu'il n'était plus à la hauteur de leur nouvelle idée de la justice.
Source : Gallica

Portrait de Lucien-Anatole Prévost-Paradol Lucien-Anatole Prévost-Paradol Etudes sur les moralistes français… (1873)

Pascal relève bien d'autres traits de cet éternel conflit qu'il veut nous montrer en nous-mêmes. C'est une grandeur, après tout, que de se sentir misérable ; une maison ruinée, un arbre abattu ne se sentent pas misérables. Nos misères sont des misères de grand seigneur, de roi dépossédé. Elle nous tiennent à la gorge, mais elles ne peuvent réprimer en nous un instinct qui nous élève. « L'homme n'est qu'un roseau, et le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant.... » On ne peut abréger, on ne peut que citer ces pages saisissantes de Pascal sur la grandeur et la misère de l'homme.
Source : Gallica

Portrait de Lucien-Anatole Prévost-Paradol Lucien-Anatole Prévost-Paradol Jonathan Swift : sa vie et ses oeuvres (1856)

Houyhnhnms est l'abîme où l'humanité s'engloutit tout entière ; les arts, les lois, les mœurs, la religion, la raison même, tout succombe ; la beauté s'avilit, l'amour fait horreur, et après cette universelle dégradation de tout ce qui peut occuper, charmer, élever l'homme sur la terre, on n'est plus surpris de voir le voyageur qui est rejeté parmi le genre humain, au sortir d'une telle épreuve, se voiler la face et refuser de voir des hommes.
L'art profond de Swift, pour prendre et soutenir un personnage, apparaît ici consommé et arrivé à sa dernière perfection.
Source : Gallica

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