Lucien-Anatole Prévost-Paradol

Lucien-Anatole Prévost-Paradol

Résumé

Portrait de Lucien-Anatole Prévost-Paradol Lucien-Anatole Prévost-Paradol Conseils à un jeune homme : du choix d'un parti (1851)

Fussions-nous vaincus, désarmés, bannis, comme le sont maintenant nos adversaires, qu'il serait digne de vous d'être pour la vérité contre la fortune. Et d'ailleurs ce vieux monde qu'on parle de détruire, est-il si mauvais que le disent les apôtres du nouveau et mérite-t-il toutes leurs injures ? Leurs espérances ne seraient pas chimériques que la vie, telle que la société nous la fait, pleine de combats, d'accidents et d'aventures, aurait plus d'attraits pour une âme élevée, que la triste monotonie d'un bonheur sans fin. La lutte rend l'homme plus fort comme la souffrance le rend meilleur.
Source : Gallica

Portrait de Lucien-Anatole Prévost-Paradol Lucien-Anatole Prévost-Paradol Conseils à un jeune homme : du choix d'un parti (1851)

Étudiez maintenant l'histoire et voyez les progrès de la justice, c'est-à-dire l'abolition progressive de la loi de l'obéissance et de tous les maux qui en découlent. L'espace nous manque pour vous tracer ce splendide tableau de l'éducation de l'humanité. Vous y verriez le progrès des religions, images fidèles de l'idée que les hommes se font de la justice. Des dieux antiques, apothéoses de l'iniquité, l'homme passa au culte d'un Dieu plus pur, que nos pères ont brisé à leur tour, parce qu'il n'était plus à la hauteur de leur nouvelle idée de la justice.
Source : Gallica

Portrait de Lucien-Anatole Prévost-Paradol Lucien-Anatole Prévost-Paradol Conseils à un jeune homme : du choix d'un parti (1851)

Il fallait lutter contre la nature et lui arracher son pain de chaque jour à la sueur de son front. Il fallait ou périr dans les dissensions, ou se soumettre à une autorité despotique, et acheter la paix au prix de la servitude. C'est ainsi que la misère et l'esclavage, sans qu'il fût besoin d'une malédiction divine, sortaient de la nature même des choses. Quand la chute des anciens dogmes permit à l'homme de travailler à son bien-être en sûreté de conscience, que pouvait-il faire contre ces maux si lourds, qu'il avait hérités de ses pères ?
Source : Gallica

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