Résumé

Un électeur à ses coélecteurs (1842)

Hommes dévoués à la paix, nous vous en faisons l'éloge, mais vous n'avez point à redouter la guerre maintenant ; dans le cas contraire, vos fortifications ne pourraient encore vous servir. Dans dix ans peut-être seront-elles encore impuissantes contre vos ennemis. Employez donc plutôt vos ressources pécuniaires à faire le bonheur du peuple, il sera le rempart le plus sûr de la patrie et de nos institutions. En même temps que vous feriez votre gloire et celle de la France, vous sauriez imposer le respect aux autres nations, faire leur admiration et gagner leur amitié
Source : Gallica

Un électeur à ses coélecteurs (1842)

Quelqu'occasion se présente-t-elle de troubler le repos de la société, on voit aussitôt de tous les points de Paris accourir une multitude de criards, de curieux, de vagabonds qui se plaisent à provoquer et à exciter la nécessité de la force armée, facile à émouvoir, et entre elle et toi s'engagent encore des risques souvent sanglantes et toujours horribles pour l'humanité; La société est encore autant que jamais exposée à la fureur des révolutions et des guerres civiles; chacun déplore ta misère continuelle ; chacun cherche dans son cerveau et dans son coeur des moyens d'amélioration.
Source : Gallica

Un électeur à ses coélecteurs (1842)

Le malheureux n'a pas besoin d'édifices pour se loger, ni de fortifications pour défendre une patrie qui le laisse souffrir ; il a besoin, avant tout, de travailler pour donner du pain à ses enfans ; il a besoin de se relever de sa misère insigne ; il a besoin , avant tout, d'être ramené à l'égalité. La société entière a besoin de se réorganiser. Un bon gouvernement est une source inépuisable de bien-être pour son peuple et même pour tous les peuples.
Source : Gallica

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