Résumé

Portrait de Émile de Laveleye Émile de Laveleye III. — Les Progrès récens de l’Agriculture en Prusse

Maintenant que les chemins de fer favorisent à un si haut degré la concentration de la population dans les grandes villes, c’est un crime de lèse-économie que d’accélérer ce mouvement par d’énormes dépenses auxquelles le pays tout entier doit contribuer. L’argent qu’a coûté telle salle de théâtre aurait suffi pour bâtir tous les bâtimens d’école que réclame l’enseignement primaire dans la France entière.
Jusqu’à présent, la Prusse n’a point commis la faute d’enlever aux campagnes les capitaux et les hommes qui font leur richesse.
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Portrait de Émile de Laveleye Émile de Laveleye III. — Les Progrès récens de l’Agriculture en Prusse

En Prusse, les villes ne sont ni belles ni gaies. L’homme d’étude y rencontre de quoi satisfaire largement ses goûts ; l’homme de plaisir n’y trouve que de l’ennui. Heureux le pays dont les villes sont ennuyeuses, elles chassent les riches à la campagne, et celle-ci en profite. Il n’est point de contrée où les villes soient plus sombres qu’en Angleterre ; il n’y en a point dont l’agriculture soit plus prospère.
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C’est surtout à l’accroissement du chiffre du bétail qu’on peut mesurer la prospérité agricole d’une contrée. D’abord les animaux domestiques livrent les produits les plus recherchés, ceux dont le prix s’élève le plus rapidement dans les sociétés avancées, c’est-à-dire, la viande, le lait, le beurre, le cuir, la laine ; ensuite c’est au moyen du fumier qu’ils laissent dans l’étable qu’on parvient à augmenter le rendement du sol. Le bétail donne à l’homme la nourriture la plus substantielle et à la terre le plus haut degré de valeur.
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