Résumé

Eugène Tisserand Considérations générales sur l'agriculture… (1867)

C'est à peine si nos terres cultivées reçoivent la moitié de la fumure qu'il leur faudrait, et il nous reste encore 8 millions d'hectares incultes. Combien de ressources négligées ou dédaignées ; combien de cours d'eau arrivent encore à la mer sans avoir rendu service à l'agriculture ou à l'industrie ; combien sont infectés par les engrais, que les villes y déversent follement ! A-t-on bien réfléchi que c'est la partie active, vivante, pour ainsi dire, de notre sol que nous rejetons ainsi avec dégoût dans nos rivières et à la mer?
Source : Gallica

Eugène Tisserand Considérations générales sur l'agriculture… (1867)

Mais les choses ont changé de face lorsqu'on s'est mis à exploiter les vastes prairies naturelles de l'Australie, de l'Amérique du Sud, du Cap de Bonne-Espérance. Dans ces régions lointaines, dans ces immenses et magnifiques prairies où la population est extrêmement rare, la viande n'a nulle valeur. On s'est gardé d'imiter les boucaniers de la Plata ; au lieu d'élever du gros bétail pour n'en tirer d'autre produit que la peau, on a visé à une spéculation plus profitable et à laquelle la nature des herbes se prêtait admirablement. On s'est servi du mouton et surtout du mouton à laine fine.
Source : Gallica

Eugène Tisserand Considérations générales sur l'agriculture… (1867)

Pour obvier au manque croissant de bras et faire face à la hausse des salaires en même temps qu'aux exigences d'une culture de plus en plus intensive, il ne faut pas se plaindre, il faut imiter les prodigieux efforts de l'industrie. Il faut que l'agriculture, s'adressant à la mécanique, lui demande de multiplier le nombre de ses agents et qu'elle n'exige plus de l'homme, à l'exemple de l'industrie, que le règlement et la conduite des forces fournies par les animaux de travail ou par la vapeur appliquée aux machines
Source : Gallica

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