Eugène Tisserand

Résumé

Eugène Tisserand,  Rapport sur l'agriculture (1874)

“ L'agriculture n'est pas plus rebelle au progrès que les autres industries.
Le progrès est en effet, avant tout, une œuvre de nécessité; l'homme est le même partout et pour tout; il ne consent, il ne se décide à modifier ses habitudes qu'autant qu'il y est contraint.
D'un autre côté, le progrès se produit d'autant plus lentement que l'industrie touche à des intérêts plus considérables; on ne met en mouvement une grande masse qu'avec une force proportionnelle, et la vitesse est en raison inverse de la masse.
”
Source : Gallica

Eugène Tisserand,  Rapport sur l'agriculture (1874)

“ La terre y abonde et est à bon marché; les colons ne sont pas riches, ont peu de capital, et la main-d'œuvre est rare et d'un prix élevé. Le système logique de culture consiste à faire prédominer l'agent de production le plus abondant, c'est-à-dire celui qui coûte le moins, la terre, et à réduire le plus possible l'emploi de celui qui coûte le plus, c'est-à-dire le capital et la main-d'œuvre. Ce sont là les conditions que réalise la culture extensive, aussi est-ce elle que nous trouvons généralisée aux États-Unis. C'est la seule qui soit rationnelle, qui puisse y être avantageuse. ”
Source : Gallica

Eugène Tisserand,  Rapport sur l'agriculture (1874)

“ Le mouton est surtout élevé, en Angleterre, comme machine à faire de la viande; la laine est l'accessoire, puisque l'Australie avec ses immenses troupeaux est en état de pourvoir largement à tous les besoins de ses manufactures; or, s'il en est ainsi, le cultivateur n'a plus qu'un but : chercher la machine animale qui, pour une même quantité de fourrage, lui fournisse au meilleur marché le plus de viande. Actuellement le gros bétail est cette machine : il est donc logique que l'éleveur anglais donne du développement à l'élevage de l'espèce bovine et diminue celui des moutons. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature