Victor Hugo,
Les Contemplations
(1856)
“ Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ. Elle allait à grands pas moissonnant et fauchant, Noir squelette laissant passer le crépuscule. ”
Victor Hugo,
Les Contemplations
(1856)
“ Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ. Elle allait à grands pas moissonnant et fauchant, Noir squelette laissant passer le crépuscule. ”
Le Jour de gloire, anecdotes, traits de bravoure…
“ Il souriait. et nous pleurions! Le drapeau sur la faucheuse. Extrait d'une lettre adressée à ses parents par un officier actuellement sur le front : Nos tranchées se trouvent à environ 200 mètres des tranchées boches. Le terrain entre nous est formé d'un champ de betteraves à droite et d'un champ de blé à gauche. Au milieu de l'intervalle, à 100 mètres donc environ de nous, se trouve une faucheuse abandonnée qui va jouer un grand rôle dans mon histoire. ”
René Leblanc, L'Agriculture au certificat d'études… (1909)
“ Le fauchage des prairies naturelles ou artificielles se fait de plus en plus à la faucheuse mécanique ; en général, il est trop tardif et souvent l'on ne récolte que de la paille de foin et non le fourrage parfumé, sapide et nutritif préféré du bétail. Quand la floraison commence, la plante a emmagasiné dans ses tissus tous les principes nutritifs qu'elle peut prendre au sol ; le moment indiqué pour le fauchage des prairies est donc celui où la moyenne des herbes à faucher va fleurir. Le fanage n'est pas toujours exécuté avec intelligence ”
Noël Sabord, Fontbrune : roman (1943)
“ Je trouvais que les faucheurs, qui semblaient jouer de leur outil tandis que le mien me donnait tant de peine, allaient beaucoup trop vite en besogne et m'accablaient sans ménagement ni mesure. Quels égoïstes, ces faucheurs! Ils vous abattent leur andain à la hâte et vous laissent l'herbe en longues torsades, sans souci du pauvre faneur qui s'exténue à défaire ce qu'ils ont si dextrement emmêlé. Et quand on croit qu'ils vont enfin lui venir en aide, ils mettent, sans le regarder, leur faux sur leur épaule et ils s'en vont la battre à l'ombre pour la punir de mal couper. ”
Léon Tolstoï,
Que devons-nous faire ?
“ Pendant le carême de la Saint-Pierre, quand le peuple ne se nourrit que de kvass, de pain et d’oignons, le fauchage commence. Les messieurs qui vivent à la campagne voient ce travail, le dirigent un peu, s’en amusent et se réjouissent de l’odeur du foin, des chansons des femmes, du bruit des faux, de la vue des faucheurs et des faneuses. Ils voient cela autour de la maison et les jeunes gens et les enfants, qui ne font rien de la journée, vont sur des chevaux luisants se baigner à la distance d’une demi-verste. Le travail du fauchage est un des plus importants au monde. ”
Frère Gilles, Les choses qui s’en vont… (1918)
“ Dès qu’un faucheur s’apercevait que sa faux était moins prime, de retour sur la planche d’about, il la dressait devant lui ; puis tirant de sa jambe de botte une pierre à aiguiser, il la trempait dans l’eau de la rigole voisine, ou (excusez, Madames) il lui crachait à la figure, sans mépris toutefois. ”
Paul Arène,
Paris ingénu
(1882)
“ Mes faucheurs sont des campagnards de Paris. Vous chercheriez en vain à leur côté l'étui plein d'eau où trempe la pierre et le clou luisant qui sert d'enclume pour battre le tranchant de l'outil. Ils ont, malgré tout, bonne grâce à la besogne. Le soleil luit, les grandes lames vont et viennent, un peu de foin maigre s'aligne lentement au bout des faux, à gauche des faucheurs ; des pierrots s'abattent de l'arbre voisin; j'ai vu .sauter sur les lignes de loin une sauterelle aux ailes rouges, et dans l'air monte cette fine odeur de thé que l'herbe coupée exhale en séchant. ”
John Fletcher, Philaster ou L'amour qui saigne… (1895)
“ DION Mais, cher seigneur, ce que j'ai dit est la vérité même. PHILASTER Oh, ne dis pas cela ! Pour l'amour du ciel, si tu es mon ami, ne le répète plus ! Alors la vérité serait que toutes les femmes sont fausses! Plus un mot de ce genre! C'est impossible! Et pourquoi croiriez-vous la princesse coupable? DION Dame ! On l'a prise sur le fait. PHILASTER C'est faux ! 0 ciel ! C'est faux ! C'est impossible. Est-ce possible? Voyons, messieurs, parlez; pour l'amour de la vérité, dites, est-ce possible? Toutes les femmes sont-elles des prostituées ? ”
Calixte-Zénon Allec, La croix de ma mère, drame-vaudeville en cinq actes et six tableaux (1857)
“ LADORADE. AhI la vieille! LA MÈRE REINETTE. Un faux armateur, un faux capitaine au long cours, qui ne parle que de ses faux voyages, de ses fausses bonnes fortunes et de ses faux navires, qui vient au milieu d'une nuit de carnaval avec un faux aplomb et un faux matelot, me conter un tas de fausses raisons, pour me faire escompter une valeur probablement aussi fausse que toutes ses manières de faux viveur : aussi fausse que tous ses agréments de faux bel homme, aussi fausse que toute sa fausse crânerie. ”
Honoré Beaugrand,
Jeanne la fileuse
“ Les faucheurs font résonner l’air de leurs outils qu’ils affilent, par un mouvement vif de la pierre qu’ils passent et repassent sur la lame de leurs faux recourbées. Les faneuses reprennent leurs fourches légères et le mouvement du travail recommence. ”
Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice,
À la brunante
“ Larmes et sourires naissent, fuient, s’effacent, reviennent et se succèdent pour disparaître encore, à mesure que va et vient la faux monotone du temps. Lorsque le vieux faucheur s’ennuie dans sa besogne, il cherche à s’égayer en saupoudrant les désillusions, l’indifférence, le doute sur nos cheveux blanchis. ”
Edme Boursault,
Théâtre de feu Monsieur Boursault
“ Que sçai-je qui me flatte ou qui me rend justice ? Je ne dis pas un mot, que chacun n’applaudisse : Et si l’on prevoyoit ce que je dois penser, On m’applaudiroit même avant de m’énoncer. Je confonds le faux zéle avec le véritable. ESOPE. Permettez-moi, Seigneur, de vous dire une Fable. Jamais la vérité n’entre mieux chez les Rois Que lorsque de la Fable elle emprunte la voix. ”
Charles Dickens,
Le Cricri du foyer
“ Le petit faucheur allait toujours néanmoins. Il avait ses spasmes, deux par secondes, très-régulièrement. Mais c’était effrayant de voir ses tortures lorsque la pendule était sur le point de sonner : alors s’ouvrait la porte à trappe du palais ; un coucou se montrait, exhalant six fois sa note monotone, dont le retentissement faisait frissonner chaque fois le faucheur comme une voix de spectre... ou comme si un ressort en fil de fer lui eût tiraillé les jambes. ”
Jean Humbert, Nouveau Glossaire Genevois, tome 1…
“ Avoir du faux et «être faux» sont deux choses très-différentes. On méprise et on fuit les gens qui sont faux. On rit de ceux qui ont du faux, on s'en amuse quelquefois: le plus souvent on les regarde en pitié.FAUX CLAIR, s. m. Terme des tonneliers. Vin au bas, baissière, ripopée.FAUX FIL, s. m. Passer un faux fil, faufiler.† FAVETTE, s. f. Un nid de favettes. Terme vieux français. Dans le patois lorrain on dit: Fâvatte. En français: «Fauvette.»FAVIOLE, s. f. Haricot. Faviole à bouquets. Terme suisse-roman et franc-comtois. En vieux français, favouille signifie: Petite fève. ”
Marquise de Créquy,
Souvenirs de la Marquise de Créquy de 1710 à 1803
“ Les honnêtes fermes de mon temps se seraient fait scrupule d’encourager une autre femme dans la mauvaise conduite et le scandale, en usant d’un faux semblant de considération pour elle, et en simulant une apparence d’égards ou d’empressement qu’on aurait pu traduire en faux air d’approbation. ”
Eugène Muller, Récits champêtres : le Secret de Marguerite… (1873)
“ Car si je n'étais point celle que j'ai l'air d'être. Si tout ce que je vous ai dit n'était qu'un mensonge et tromperie, si vous alliez avoir à vous repentir de vous être montrée si bonne pour moi. Il y a tant de gens qui courent le pays avec de faux dehors, cherchant leurs dupes.., Si j'étais une vaurienne enfin. – Non, ma fille, non, repartit la mère, en appuyant familièrement une main sur l'épaule de la moissonneuse, qui relevait vers elle son regard franc et limpide, vous n'êtes ni une menteuse, ni une chercheuse de dupes, j'en ai l'assurance. ”
Arsène Houssaye,
La Robe de la mariée
(1869)
“ Tu ne vois donc pas que c'est du faux ? lui dit sa soeur. – On n'a pas le droit de mettre du faux à l'Hôtel-de-Ville, dit naïvement l'aimable amie d'Alix. – Es-tu bête ! tu t'imagines peut-être qu'elle va être condamnée à vingt ans de travaux forcés. On prit un curieux à témoin. – N'est-ce pas que cette parure est fausse ? – Je ne crois pas, voyez donc comme cela jette des feux ! J'en suis tout ébloui. – C'est la beauté de la dame qui vous éblouit. Survint un autre admirateur, puis un troi¬ sième, puis un quatrième, puis deux autres dames. ”
Alexandre Dumas,
L'Auberge de Schawasbach, pièce en 1 acte…
(1850)
“ Quand le faucheur a bien fauché, Et que son fer est ébréché, A sa ceinture il prend sa pierre, Il la trempe dans la rivière, Et zing et zang, et zing et zang 1. Je chantais ainsi gaiement ; le vieillard se mit alors à écumer de rage, à trépigner, à menacer. cela devenait intolérable! Bâtarde ! fille perdue ! catin 1 cria-t-il à ma femme 1 Oh ! ceci m'alla droit au cœur. je ne pus me contenir plus longtemps! ce couteau avec lequel j'aiguisais ma faux. cet instrument de perdition. eh bien !.. eh bien ! je le lui jetai. KARL. Ah! KUNTZ. Alors, j'eus une vision terrible!. ”
Ida Saint-Elme,
Mémoires d'une contemporaine. Tome 3
“ Après l'éclat d'une pareille protection, on ne voulait plus douter de la nature de mes relations avec M. le baron Fauchet: j'étais, suivant la profondeur des caquets, sa maîtresse avouée. Cela était faux, complétement faux. Parmi mes camarades, les hommes étaient plus indulgens et disaient: Laissons-la faire, chacun est dans la vie pour son compte. ”
“ Les faucheurs portaient leurs faux étincelantes comme des symboles; les faneurs et les faneuses dardaient leurs fourches, qui ressemblaient à des lances. Ils avaient le visage basané, haut en couleur et ils devisaient joyeusement. Parfois les jeunes filles cueillaient dans les blés un coquelicot ou un bleuet qu'elles mettaient à la bouche et gardaient entre les dents. Souvent, tous en choeur, on fredonnait une chanson. ”
Maxime Du Camp,
Les Beaux-Arts à l'Exposition universelle de 1855…
(1855)
“ Nous lui préférons le Faucheur, étude un peu ramassée, mais solide sur ses jambes, et qui serait bonne si sa nudité absolue ne le rendait presque risible. Lorsqu'on choisit un sujet, il faut au moins chercher à l'interpréter avec sincérité; or, les faucheurs qui, dans les champs, abattent les gerbes blondes, sont toujours et dans tous les pays vêtus d'un costume quelconque; celui de M. Guillaume a pour tout vêtement un chapeau de paille, sorte de pétase antique qui lui couvre la tête. ”
Achille Delboulle, Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à… (1876-1877)
“ FAUQUE, n. f. - Faux; les paysans qui se piquent de bien parler disent fauche. Dériv , fauquer, fauqueux,faucage et faukeuse, machine à faucher. Les gros cultivateurs ont aujourd'hui des faukeuses. « Et qui i voît faukier à fauc. » (Tailliar, cité par Littré.) « A Guillaume le Maire; pour avoir fauqué et lié treize guerbes d'avoine.» (Compte de 1447, cité par L. Delisle.) FAUTER, v. n. — Commettre une faute. ”
Charles Dickens,
Le Grillon du foyer
“ Mais ses efforts étaient effrayants à voir quand l’heure allait sonner, et lorsqu’un coucou, paraissant à la porte du palais, poussa six fois un cri semblable à celui d’un spectre, le faucheur s’agita en frémissant et ses jambes flageolaient comme si un fil de fer les lui eût tiraillées. Ce ne fut que lorsqu’un mouvement violent et un grand bruit de poids et de cordages se fut tout à fait calmé, que le faucheur effrayé revint à lui-même. ”
Charles Virmaître, Dictionnaire d'argot fin-de-siècle
“ Par allusion au supplicié qui est sans tête, on dit d’un homme sans le sou, qui n’a pas de faces dans ses poches:—Il est fauché (Argot des voleurs) .FAUCHE-ARDENTS: Les mouchettes.Les mouchettes coupent, en effet, la mèche de la chandelle (Argot des voleurs) .FAUCHEMANN: Fauché.—Je suis fauchemann (Argot des souteneurs) . N.FAUCHEUR: Le bourreau (Argot des voleurs) .FAUX-BLAZE: Donner un faux numéro (Argot des voleurs) .FAUSSE COUCHE: Homme, petit, chétif, qui n’a pas été terminé.Terme de mépris employé dans les ateliers (Argot du. peuple) . V. Avorton. ”
Louis-Albert Gaffre, Visions du Brésil (1912)
“ Dans nos campagnes, il y a quelque chose de touchant dans le geste du faucheur. Intimement uni à sa faulx qu'il serre à deux mains, penché sur le sol qu'il dépouille de sa riche toison, il paraît ne faire qu'un avec son instrument. ”
Ida Saint-Elme,
Mémoires d'une contemporaine. Tome 3
“ Sur ces entrefaites, je fus mandée chez la grande-duchesse; le jour et l'heure n'étant point ceux des audiences ordinaires, j'en conçus une crainte inexplicable. Fort éloignée de penser à tous les bruits de coulisse, je mourais d'inquiétude; il n'était pourtant pas question d'autre chose. La princesse me parut ce jour-là toute singulière: elle m'adressa questions sur questions, et je répondis en général avec embarras. Soit trouble, soit faux calcul, je ne sais pourquoi je lui cachai que j'avais connu le baron Fauchet, lorsqu'il était préfet de Draguignan. ”
“ Et comme pour épuiser toutes les variétés du faux, voici que du Paty de Clam et Esterhazy, après avoir fabriqué de faux papiers, vont fabriquer de fausses personnes : la « Dame voilée » est une sorte de faux vivant et en action, où l’impudence des faussaires atteint au plus haut degré. ”
Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné,
Lettres de Madame de Sévigné, de sa famille et de ses amis
“ N’est-ce point abuser du loisir d’une dame de votre qualité, que de vous conter de tels fagots ? car il y a fagots et fagots : ceux qui répondent aux vôtres sont à leur place ; mais ceux qui n’ont ni rime ni raison, ma bonne, n’est-ce point une véritable folie ? ”
“ Où je m’enfonce, avec nul secours du lointain. Ne me blâme donc plus de ce regard hautain Qui pèse ma pensée et me juge et m’accable ! On a menti... Je suis le jouet de la fable, Et l’on raille en parlant de moi dans un festin. ”
Pierre Mille,
La biche écrasée
(1909)
“ M. Fauche crut le voir penché au-dessus de la tête de Marie-Blanche, les doigts dans les anneaux de ses cheveux couleur de marron mûr, et il fut jaloux, jaloux d’une façon horrible, bien plus qu’il ne l’avait été après le départ de sa femme. Il y a des hommes qui sont pères avec beaucoup plus d’exclusive âpreté qu’amants ou maris. M. Fauche en était un. ”
Émile Faguet,
Revue des Deux Mondes
“ Il y a de très grandes dames qui sont nées portières et qui se maintiennent portières dans les situations les plus élevées. Chez elles, tous les jours, chacun, en passant, va raconter sa petite anecdote et déposer sa fausse nouvelle... Elles savent, à ne jamais s’y tromper, la fortune de chacun. Les N... ne sont pas si riches que l’on croit ; les D... sont beaucoup moins pauvres qu’ils ne le disent. Cette jeune fille a un amour dans le cœur. Cette autre ne se mariera pas, à cause de sa mère... Voilà ce qu’on dit chez ces femmes-là. ”
“ Elles valent autant que leurs feintes caresses. Leur bouche ment, leur cœur est faux. Quiconque est assez téméraire Pour suivre leur voix mensongère Est bientôt accablé de maux, Et se répent, dans sa misère, D’avoir étourdiment écouté leurs propos. ”
Anonyme, Amélie, ou Les Écarts de ma jeunesse (1797-1798)
“ Le lendemain matin, je vis entrer dans ma chambre Fabricio, accompagné d’une femme, que je présumai sa sœur, car je ne l’avais point encore vue : la rage était peinte sur la figure de cette harpie, qui brûlait de la faire éclater. — Te voilà donc, me dit-elle aussitôt qu’elle m’aperçut, méchante créature, te voilà donc en mon pouvoir, et je puis à mon aise me venger de l’injure que tu m’as faite, en m’enlevant le cœur de mon amant. Sache que jamais femme n’a pardonné un tel affront, et que tu ne fuiras pas le châtiment qui t’attend. ”
Edmond About,
Les mariages de Paris
(1856)
“ Claire, penchée sur ses lèvres, recueillait avidement ses moindres paroles; elle les commentait avec sa mère et le docteur , qui ne tarda pas à entrevoir la vérité. Pour un homme exercé à démêler les idées les plus confuses et à lire dans l'âme des fous comme dans un livre à demi effacé, les rêvasseries d'un fiévreux sont un langage intelligible, et le délire le plus confus n'est pas sans lumières. ”
André Léo,
La Femme et les mœurs
“ Elle avait même de plus le soin des habits de ce mari, qui trouvait assurément, pour imposer ce surcroît de besogne, des motifs empreints du sentiment le plus exquis. Le faux ne peut produire que l’injuste. ”
Honoré de Balzac,
Mémoires de deux jeunes mariées
(1841)
“ Pour nous la dépravation, n’est-ce pas le calcul dans les sentiments ? Une passion qui raisonne est dépravée ; elle n’est belle qu’involontaire et dans ces sublimes jets qui excluent tout égoïsme. Ah ! tôt ou tard tu te diras, ma chère : Oui ! la fausseté est aussi nécessaire à la femme que son corset, si par fausseté on entend le silence de celle qui a le courage de se taire, si par fausseté l’on entend le calcul nécessaire de l’avenir. Toute femme mariée apprend à ses dépens les lois sociales qui sont incompatibles en beaucoup de points avec celles de la nature. ”
