Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice

Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice

Résumé

Portrait de Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice À la brunante

Mon pays, c’est le Canada... Vous ne le connaissez pas, docteur ?... Mon pays ! ajouta-t-il après une longue pause... puis tournant avec effort vers la ruelle sa tête endolorie, je le vis qui sanglotait.
— Voyons, Jean, lui dis-je, inutile de faire l’enfant ; le docteur dit que ton cas n’est pas désespéré : d’autres sont revenus de plus loin.
Il ouvrit de grands yeux, comme s’il eût cherché à reconnaître cette voix ; puis, faisant un effort pour parler, il me dit d’une voix faible, en montrant sa poitrine amaigrie :
— Non, Henri, je sens que tout est fini !
Source : Wikisource

Portrait de Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice À la brunante

Vous les savez mieux que moi, car si Québec regorge de ces horreurs, Sainte-Anne renferme bien aussi quelqu’un qui peut marcher sur leurs brisées, et ce que les autres font en plein soleil et sous des dehors de grand seigneur, vous le faites ici sans façon et à la débraillée. Ah ! Cyprien, ce n’est pas pour vous faire de la peine que je dis ces choses-là ; mais il est pénible de vous voir, vous, fils d’habitant, boire votre champ, au lieu de le cultiver.
Dans quel siècle vivons-nous donc, grand Dieu, et où l’intelligence humaine s’en va-t-elle ?
Source : Wikisource

Portrait de Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice À la brunante

De grosses sueurs froides perlaient du front de mon oncle ; sa main tremblait, et les yeux écarquillés, il regardait le spectre avec une telle épouvante qu’il comprit ses paroles sans les entendre.
Les esprits sont ainsi laits : ils peuvent nous parler sans qu’aucun son vienne frapper l’oreille humaine.
— N’ayez pas peur de moi, M. Fraser, continua l’imperceptible voix du spectre. Les morts ne savent plus commettre le mal, et la méchanceté ne se trouve que sur la terre des vivants. D’ailleurs, je vous aime, vous le savez, capitaine
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature