Résumé

Les enfants peints d'après nature (1850)

Pietro était plus que musicien, il était compositeur. Oh! sans doute, les règles de l'art lui étaient inconnues. Sa musique ressemblait à celle des oiseaux, mal orthographiée, mais naïve et touchante : c'était la musique du cœur. Après tout, elle en vaut bien une autre, car l'inspiration est un don du ciel, tandis que la science peut toujours s'acquérir par le travail. La première conduit au génie, la seconde donne le talent.
Pietro n'eût demandé que deux choses pour vivre parfaitement heureux : un peu de macaroni cuit à l'eau et la libre jouissance de son piffero.
Source : Gallica

Les enfants peints d'après nature (1850)

La force, c'est le souffle puissant qui pousse le navire; mais l'intelligence, c'est le phare qui éclaire sa route, lui indique le port; c'est la boussole, sans laquelle il n'oserait affronter l'immensité des mers. Ta main, Pierrot ! à toi les rudes travaux, à moi les longues veilles; mais à tous deux une utile mission.
—Ah ! mon fils, s'écria tout-à-coup une voix derrière les enfants, voilà des paroles qui me consolent de l'inquiétude que tu m'as causée.
-Mon père ! dit Paul en se retournant ; et il se précipita dans les bras de M. de Senneroy.
Source : Gallica

Les enfants peints d'après nature (1850)

Canzade restait immobile.
—Ne m'as-tu pas entendu? s'écria l'auguste vieillard, d'un ton de mécontentement.
—Seigneur, seigneur, daignez m'écouter. J'ai une grâce à vous demander. Si j'ai arraché Natchikétas à la fureur des Persans, un homme intrépide l'a sauvé des dents et des griffes d'un tigre. Sans le secours de cet homme nous eussions péri dans la forêt. C'est un infortuné qu'une erreur a entraîné vers le camp des ennemis ; depuis, il en a éprouvé le plus profond repentir ; il est prêt à se soumettre aux châtiments les plus rigoureux si vous voulez bien lui accorder son pardon.
Source : Gallica

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