Résumé

Julie Gouraud Les enfants de la ferme (4e édition… (1879)

Toi, jalouse, ma pauvre Manette? Faut croire que personne n'est parfait en ce monde ! Je te remercie de m'avoir caché la vilaine vérité et de me faire connaître la bonne. C'est-il laid la jalousie! Ça ne me connaît pas, Dieu merci! Mais tu n'es pas une vraie jalouse, puisque te voilà revenue.
MANETTE.
Et pour toujours, maîtresse Renotte; vous pouvez bien vous marier trois fois que je ne changerai plus d'idée.
RENOTTE.
Je te remercie. Viens voir comme j'ai arrang ta petite chambre. Tu ne pendras plus tes bardes
tu les rangeras dans ce petit bahut que Merlin a acheté pour toi.
Source : Gallica

Julie Gouraud Les enfants de la ferme (4e édition… (1879)

Tout à coup, Martin rompt le silence : « Ça mord ! ça mord ! hardi, Manette ! Tire ! tire ferme! »
Manette tire avec énergie; elle amène une carpe
de trois livres qu'elle va percher dans un prunier où s'entortille sa ligne. Les hourras et les éclats de rire amenèrent la mère Bolève et Renotte qui rirent autant que les autres.
Martin grimpa à l'arbre, parvint, non sans peine, à détacher la ligne des branches et jeta sur l'herbe la belle carpe.
M. Wilson, voulant encourager les succès de Manette, lui donna un écu.
Un écu! c'est une fortune pour celui qui n'a rien, mes enfants.
Source : Gallica

Julie Gouraud Les enfants de la ferme (4e édition… (1879)

La baronne, qui pense à tout, avait envoyé des fleurs pour parer l'autel où va être béni le mariage de sa filleule ; le vieux curé a revêtu un ornement brodé par la châtelaine et sa fille. Renotte voit tout cela, et regarde sa marraine en souriant.
Tous les cœurs sont émus. Les jeunes filles ont leurs pensées et les mères aussi. Le bonheur de Renotte est un bonheur exceptionnel ; mais toute vie honnête et laborieuse peut trouver sa récompense dès ce monde. Cette vérité développée par le prêtre qui a baptisé Renotte et son mari, est
comprise de tous les assistants.
Source : Gallica

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