Camille Lebrun

Résumé

Camille Lebrun Le Mineur de Wielicszka

Le soir venu, on se réunit, comme d’habitude, autour du foyer ; seulement, M. Dupuis, au lieu de raconter à ses enfants l’histoire qu’ils attendaient avec impatience, laissa tomber sa tête dans ses mains et parut tout rêveur.
— Qu’as-tu donc, petit père ? demanda Juliette. Serais-tu malade ?
Non, mon enfant ; mais comme le récit qui m’est venu à la mémoire vous paraîtrait un peu triste, j’en cherche un autre.
— Ne te donne pas cette peine, cher papa, dit Édouard. Nous aimons les histoires tristes, pourvu qu’elles finissent bien.
Source : Wikisource

Camille Lebrun Le Mineur de Wielicszka

Ce n’est pas un jeune oiseau.
— Mais s’il avait des frères, des sœurs, des amis, comme ce petit garçon dont papa nous contait hier l’histoire ? dit Juliette.
— Je ne sais ce qu’il demande, répondit Elisa ; mais il n’est pas heureux dans cette cage ; et si nous le gardons malgré lui, il en mourra.
— Tu crois ? demanda Édouard.
— J’en ai peur.
— Oh ! si je le croyais, je lui ouvrirais bien vite la porte. J’aime beaucoup les oiseaux, mais j’aime mieux m’en passer que de les voir souffrir et mourir.
Source : Wikisource

Camille Lebrun Le Mineur de Wielicszka

Mais mon oiseau ne reviendra pas, dit Édouard.
Peut-être, mon ami ; tant que la neige couvrira la terre, jetez dans la cour du pain, du chanvre, de la navette ; les petits oiseaux viendront y chercher leur nourriture, et, au lieu de la douleur d’un prisonnier, vous verrez les heureux que vous aurez faits.
Édouard décrocha la cage, prit le pinson, qui tremblait de tous ses membres, présenta sa petite tête à Élisa et à Juliette, qui y déposèrent un baiser ; puis il ouvrit la fenêtre, et l’oiseau s’enfuit en jetant au loin des cris joyeux...
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature