Camille Lebrun, Le Mineur de Wielicszka
“ Le soir venu, on se réunit, comme d’habitude, autour du foyer ; seulement, M. Dupuis, au lieu de raconter à ses enfants l’histoire qu’ils attendaient avec impatience, laissa tomber sa tête dans ses mains et parut tout rêveur. — Qu’as-tu donc, petit père ? demanda Juliette. Serais-tu malade ? Non, mon enfant ; mais comme le récit qui m’est venu à la mémoire vous paraîtrait un peu triste, j’en cherche un autre. — Ne te donne pas cette peine, cher papa, dit Édouard. Nous aimons les histoires tristes, pourvu qu’elles finissent bien. ”
