Marguerite Audoux,
Le Chaland de la reine
“ Michel se leva quand le chaland passa devant lui. Le mouvement qu’il fit réveilla le chien, qui se dressa en aboyant, mais la fille du marinier étendit seulement la main pour le calmer, et elle sourit à Michel. À ce moment, le soleil n’éclairait plus que le haut de la montagne ; le fleuve était devenu plus transparent qu’un miroir ; on ne savait plus si la montagne était en haut ou en bas ; le pré se continuait jusqu’au milieu du fleure, et on voyait les longues herbes trembler dans l’eau. Maintenant, le son des clochettes diminuait et le chaland s’éloignait lentement. ”
