Samuel-Henry Berthoud

Résumé

Samuel-Henry Berthoud L'espiègle d'Anvers (1845)

Voyons, vous sentez vous content de votre position, maître Gaspard?
Êtes-vous heureux? Êtes-vous riche? Votre talent et votre renommée sont, n'est-ce pas, tels que vous méritez de les posséder?
- Ma renommée et mon talent peut-être sont en bon chemin, répliqua-t-il avec un sourire ; mais quant à ma fortune, je l'avouerai franchement, elle est fort loin d'égaler celle que tu as faite.
- Eh bien ! dit Gudule, vous partagerez avec vos sœurs ; elles seront heureuses de vous témoigner leur reconnaissance et leur tendresse.
Source : Gallica

Samuel-Henry Berthoud L'espiègle d'Anvers (1845)

Notre divin maître a dit : « Laissez venir les petits enfants près de moi. » Il vous protégera, car vous montrez une intelligence et une sensibilité au-dessus de votre âge.
» Demain matin je célébrerai une messe à l'intention de votre sainte grand'mère, venez y assister avec votre famille. »
Gaspard, ému, porta à ses lèvres les mains du bon prêtre, et partit le cœur trop plein pour pouvoir répondre un seul mot.
Au sortir du presbytère, il rencontra le vieux médecin. Celui-ci, dès qu'il le vit, descendit de dessus sa mule et alla droit à l'enfant.
Source : Gallica

Samuel-Henry Berthoud L'espiègle d'Anvers (1845)

Un matin donc que Gaspard reparaissait chez son maître, après une absence de plusieurs jours, celui-ci le fit appeler et lui demanda les motifs d'un pareil changement dans sa conduite.
Gaspard baissa la tête et ne répondit pas.
« Vous avez cessé d'être laborieux, continua Otto Venius; vous venez rarement à l'atelier, et, quand vous y venez, des idées étrangères s'emparent tellement de votre imagination, que vous ne faites rien et que vous vous laissez aller à d'oiseuses rêveries. Je ne saurais tolérer plus long-temps une pareille conduite. »
Source : Gallica

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