Résumé

Portrait de E. Marlitt E. Marlitt La Maison des hiboux

Jean fît quelques pas en arrière.
— Comment ?... tu veux rester près de moi ?... Partager ma misère... Jamais, Claudine, jamais ! Notre beau cygne, la joie et la consolation de tous ceux qui la connaissent, irait s’ensevelir dans le nid des hiboux ! Pour qui me prends-tu, si tu crois que je pourrai jamais accepter une pareille immolation ? Je me retire volontiers, et même l’âme paisible, dans ce vieux logis qui t’appartient par héritage, et dont tu m’as généreusement offert l’abri. J’y vivrai tranquille et même satisfait, parce que j’ai mon fidèle compagnon, qui est mon travail.
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Portrait de E. Marlitt E. Marlitt La Maison des hiboux

Il n’y a pas un atome de tendresse, de commisération ou seulement de sympathie, même platonique, pour ses semblables, dans l’âme de cette femme barbare.
L’ombrelle de couleur claire sous laquelle s’abritait cette « femme barbare » apparut encore un instant, au travers des branches d’arbres, grâce au coude fait par la route que sa voiture suivait. Puis elle devint invisible derrière les bouquets d’arbres qui marquaient la limite des biens appartenant jadis à Jean de Gérold.
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Portrait de E. Marlitt E. Marlitt La Maison des hiboux

J’aurais dû refuser la fonction de dame d’honneur, rester près de toi, enrayer suivant l’état de mes forces la roue qui était entraînée sur la pente ; à ce moment-là déjà, la maison Gérold ne connaissait plus la prospérité.
— Et ton frère, agissant comme un fou, a ramené d’Espagne une femme frêle de corps et d’esprit, qui n’a pu s’accoutumer à notre rude climat, ni accepter nos habitudes, qui a langui toujours souffrante, jusqu’au moment où Dieu l’a délivrée de ses maux en la reprenant, n’est-ce pas, Claudine ? fit M. de Gérold avec amertume.
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