Résumé

Louise Swanton Belloc Pierre et Pierrette ou Les dangers du vagabondage… (1860)

Pierre revint sur ses pas, et comme il marchait le long du quai, tout près du parapet, il arriva au petit escalier qui conduit aux bains Vigier. Il tenait toujours l'argent dans sa main : il se dégagea de la foule des passants, descendit quelques marches, s'assit, enveloppa soigneusement la pièce dans un morceau de papier, et la mit dans la poche de sa veste ; cette précaution lui tranquillisa l'esprit : il se sentait responsable de cet or; c'était un dépôt que le hasard lui avait confié, et dont il aurait à rendre compte un jour. Quand il l'eut mis en sûreté, il respira plus à l'aise.
Source : Gallica

Louise Swanton Belloc Pierre et Pierrette ou Les dangers du vagabondage… (1860)

Pierrette s'avança pour sortir, Jacquot murmura à son oreille : « Demain ? dix heures ! » La porte se referma sans bruit derrière elle, et elle se retrouva seule dans la ruelle tortueuse et déserte.
Le cœur gros et la tête remplie de ce qu'elle venait d'entendre, elle marcha assez longtemps au hasard. Toutes ses idées étaient bouleversées. Pierre, qu'elle avait toujours aimé et respecté à l'égal d'un père, Pierre qu'elle avait toujours vu si droit et si honnête, Pierre était en prison, accusé de vol !
Source : Gallica

Louise Swanton Belloc Pierre et Pierrette ou Les dangers du vagabondage… (1860)

Jacquot se redressa et tira fortement à lui, mais la trappe, engagée dans la rainure, ne céda pas. Il se raidit; il mit à l'œuvre toute la force de sa volonté : le bois gémit, craqua.
« Hein? qu'y a-t-il? s'écria un des bandits ; il se dressa sur son séant, il appela : « Antoine? es-tu là ?
— Oui, répondit Jacquot, qui avait regagné son grabat, et il ajouta d'une voix endormie, « que me voulez-vous?
— Rien, je croyais t'avoir entendu remuer ! » et se retournant d'un autre côté avec un effroyable juron, il se rendormit.
Source : Gallica

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