Louise Swanton Belloc, Pierre et Pierrette ou Les dangers du vagabondage… (1860)
“ Pierre revint sur ses pas, et comme il marchait le long du quai, tout près du parapet, il arriva au petit escalier qui conduit aux bains Vigier. Il tenait toujours l'argent dans sa main : il se dégagea de la foule des passants, descendit quelques marches, s'assit, enveloppa soigneusement la pièce dans un morceau de papier, et la mit dans la poche de sa veste ; cette précaution lui tranquillisa l'esprit : il se sentait responsable de cet or; c'était un dépôt que le hasard lui avait confié, et dont il aurait à rendre compte un jour. Quand il l'eut mis en sûreté, il respira plus à l'aise. ”
