Alexandrine-Sophie de Bawr

Alexandrine-Sophie de Bawr

Résumé

Portrait de Alexandrine-Sophie de Bawr Alexandrine-Sophie de Bawr Nouveaux contes pour les enfants… (1877)

Que tout cela te console, Victor.
— Non, non, dit Victor, en arrosant de ses larmes la main de son vieil ami, vous ne mourrez pas; je ne serai pas si malheureux que cela !
— Calme-toi, mon cher enfant, reprit Antoine ; songe que j'ai vécu longtemps, bien longtemps, et que la mort ne m'effraye point; car je n'ai jamais fait de mal ou de tort à personne, grâce au ciel ; qu'il en soit ainsi de toi, Victor, et si par malheur un jour tu devais t'éloigner du chemin que doit suivre l'honnête homme, arrête-toi, mon fils, en pensant au pauvre aveugle, qui va là-haut prier Dieu pour toi.
Source : Gallica

Portrait de Alexandrine-Sophie de Bawr Alexandrine-Sophie de Bawr Nouveaux contes pour les enfants… (1877)

« N'es-tu pas bien contente d'être revenue chez nous? lui dit Antonin, qui ne désespérait pas d'apprivoiser cette petite sauvage.
— Elle est contente depuis que Gertrude est près d'elle, répondit Mme Delval ; elle n'aime que Gertrude dans ce monde.
— Est-ce vous qui l'avez élevée, mademoiselle?
demanda Antonin à la vieille fille.
— Je ne l'ai jamais quittée, répondit Gertrude assez sèchement.
— Oh! oui, reprit-il, on aime bien la personne qui ne nous a jamais quitté; et le petit garçon prit la main de sa mère qu'il baisa, Mais tu m'aimeras un peu aussi, n'est-ce pas, Valentine? »
Source : Gallica

Portrait de Alexandrine-Sophie de Bawr Alexandrine-Sophie de Bawr Nouveaux contes pour les enfants… (1877)

« Ah ! je t'en prie en grâce, mon cher enfant, dit M. Denneville, ne mange plus de glaces; tu sais combien tu as été malade dernièrement pour en avoir trop mangé.
— Je les aime tant, papa! je les aime tant! dit Théodore d'une voix caressante, au point qu'elle toucha son père, qui sourit sans répondre.
— Ne reprenez-vous point de glaces, monsieur Hartmann? dit le petit quand il en eut couvert son assiette.
— Non; je vous remercie. Elles m'ont aussi incommodé une fois, et depuis j'en mange fort peu; je trouve absurde de risquer ma santé pour une jouissance qui ne dure pas une minute. »
Source : Gallica

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