Alexandrine-Sophie de Bawr,
Nouveaux contes pour les enfants…
(1877)
“ Que tout cela te console, Victor. — Non, non, dit Victor, en arrosant de ses larmes la main de son vieil ami, vous ne mourrez pas; je ne serai pas si malheureux que cela ! — Calme-toi, mon cher enfant, reprit Antoine ; songe que j'ai vécu longtemps, bien longtemps, et que la mort ne m'effraye point; car je n'ai jamais fait de mal ou de tort à personne, grâce au ciel ; qu'il en soit ainsi de toi, Victor, et si par malheur un jour tu devais t'éloigner du chemin que doit suivre l'honnête homme, arrête-toi, mon fils, en pensant au pauvre aveugle, qui va là-haut prier Dieu pour toi. ”
