Joséphine Colomb

Résumé

Joséphine Colomb Feu de paille (1881)

Frédéric rêvait des cigares, un beau lorgnon, des vêtements à la dernière mode, des parties avec les élégants de la ville, un joli canot ou une baleinière pour faire des promenades sur l'eau en veste blanche et en chapeau de paille, bref, beaucoup d'amusements et peu de peine. Valentine rêvait une belle maison, une vie large, de l'argent à dépenser sans compter, en aumônes, en cadeaux, en achats de fleurs, de bijoux, de parures, d'objets d'art, en fêtes, en voyages. Tout cela, Lucile le voyait, comme si elle avait lu dans des livres ouverts ; mais Jacques, que pensait-il?
Source : Gallica

Joséphine Colomb Feu de paille (1881)

As-tu fini? dit Valentine. Ce livre m'ennuie, il me fatigue ; laisse-moi m'en débarrasser, tu me feras dans une autre pose.
— Comme tu voudras ! voilà mon croquis, vois s'il est ressemblant. Te reconnais-tu?
— C'est moi cela? Comme je suis jolie! Sans plaisanterie, tu as un vrai talent, Lucile; et ce qu'il y a de mieux, c'est que ton dessin t'empêche de t'ennuyer. Toujours le crayon à la main, tu croques tout ce que tu vois, et tu ne te lasses jamais de cet exercice. Je regrette, en vérité, de ne pas m'être mise à dessiner : la musique ne tient pas compagnie comme le dessin.
Source : Gallica

Joséphine Colomb Feu de paille (1881)

Quand on arriva à la maison, Lucile était déjà tout accoutumée à ses cousins; et, si Frédéric ne lui inspirait pas autant de respect que son frère, elle le considérait au moins comme un aimable garçon.
« Drelin! drelin! » la sonnette s'ébranle et retentit : Pacifique se précipite vers la porte, et M. Davery pousse Lucile en avant. La voilà dans le vestibule, dont on a allumé la lanterne ce soir-là : c'est un extra qui ne se fait que les jours de fêtes. La porte de la salle à manger s'ouvre toute grande, laissant voir la table mise, la lampe allumée, le feu brillant.
Source : Gallica

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