Louise Boyeldieu d'Auvigny

Résumé

Louise Boyeldieu d'Auvigny Mont-Jouy, ou Erreurs et repentir… (1844)

A qui était le bien ? à ton père tout comme à son mari... — C'est vrai, dit Mont-Jouy. — Et puis, quand M. Philippe est venu et qu'il travaillait... Dieu de Dieu ! travaillait-il ! et qu'il gagnait des mille et des cents, tant il était bon ouvrier, tout était pour ta tante. Et cette belle croix d'or qu'il lui a donnée?..— C'est vrai encore, répéta Mont-Jouy. — Eh bien donc ! tu vois bien que c'est le tien que tu prendras!...— C'est égal, dit Mont-Jouy, je n'oserai jamais... — Eh bien ! alors, fais comme tu voudras ; reste pour être battu si ça t'amuse...
Source : Gallica

Louise Boyeldieu d'Auvigny Mont-Jouy, ou Erreurs et repentir… (1844)

« Monsieur, lui dit-il à demi-voix, croyezvous que si je voulais devenir un honnête homme et effacer mes fautes, je le pourrais? — Sans doute, dit l'aumônier, Dieu est si bon!.. » A ces mots Mont-Jouy saisit la main du pasteur. « Oh ! monsieur, dit-il, avec émotion, je vous en prie, ditesmoi, qui donc est Dieu ? car tous vous me dites, Dieu est bon ! et on ne m'en a jamais parlé à moi !.. » et en disant ces mots des larmes roulaient dans ses yeux. « Pauvre enfant! dit le bon prêtre, qui ne sait pas que Dieu est bon !... »
Source : Gallica

Louise Boyeldieu d'Auvigny Mont-Jouy, ou Erreurs et repentir… (1844)

Mon Dieu ! dit celui-ci, mais tu es fou de te faire mettre à la porte dans un pareil moment où tu peux nous être si utile ; que veux-tu que nous fassions de la clé si nous ne pouvons arriver au secrétaire?— C'est juste, dit le domestique ;... mais, dame, on n'est pas maître de soi quand on se voit traiter comme un esclave ! — C'est bien le mot, reprit Fritz, un esclave!... mais c'est seulement pour ne plus l'être qu'il faut avoir encore un peu de courage, et pour demain seulement plier encore devant ton maître. — Jamais ! dit Mont-Jouy.
Source : Gallica

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