Eugène Nyon,
Le Colon de Mettray, par Eugène Nyon
(1850)
“ Monsieur, s'écria Joseph... j'ai compris l'avertissement de la Providence... et j'en profiterai... Oui, il faut qu'un jour chacun me regarde comme un honnête homme, je sais trop le plaisir que cela fait. Mais Donatien.. je vous en conjure... sauvez Donatien ! ... —Je vais écrire au ministre, mon garçon, rassure-toi. » Trois semaines après, Donatien arrivait à Mettray. — Il m'est impossible de vous peindre la joie de Joseph en l'apercevant ; il lui sauta au cou, et s'écria, avec l'expression du bonheur le plus vif : « Ah! te voilà ! ... Dieu merci... tu es sauvé! » ”
