Résumé

Emilie Hoiry La jeunesse de quatre hommes célèbres… (1910)

Le chien s'enfonça dans le coussin et resta tranquillement à côté de sa jeune maîtresse.
Quand le cortège sortit de l'église, le peuple, qui connaissait le sauvetage opéré par Talisman, s'écria :
« Vive l'épagneul! »
Celui-ci semblait avoir conscience de l'hommage rendu à sa bravoure. Il leva ses regards vers son maître, comme pour lui reporter ce tribut de louanges, et lécha doucement la main que lui tendait Joseph.
Tant de bonheur et de prospérité ne pouvait manquer d'exciter l'envie et la jalousie de ses rivaux, moins fortunés que lui.
Source : Gallica

Emilie Hoiry La jeunesse de quatre hommes célèbres… (1910)

Es-tu un fils indigne, pour que nous te déshéritions, mon pauvre enfant? dit Mme Watteau, en serrant son fils dans ses bras et en l'embrassant sur le front.
— Moi, je suis un homme, mèr.e, reprit Antoine, et si, comme dit le vieux Rimbert, la moitié de la fortune d'une fille se trouve dans ses doigts, la fortune entière d'un homme est dans ses bras et dans son cerveau. Pour moi, je vous demande seulement la moitié de votre amour, mes chers parents; mais je ne veux pas qu'elle me soit enlevée, ajouta-t-il.
— Tu es un bon garçon, un bon garçon, Antoine, dit Watteau, les larmes aux yeux.
Source : Gallica

Emilie Hoiry La jeunesse de quatre hommes célèbres… (1910)

Pauvre enfant! ses parents sont si pauvres, que je crains bien qu'il n'ait, le plus souvent, qu'une croûte de pain sec pour son dîner.
— Bonne et généreuse femme! tu penses toujours aux autres, dit Cerbonnet ému. Ah! tu es bien heureuse, toi, d'avoir la tête solide. Pour moi, quand vient la nuit, mes frayeurs me reprennent et me troublent à ce point que je deviens stupide, plus stupide même que le chien de faïence que M. le curé a mis sur un piédestal, au beau milieu de son jardin, pour faire peur aux moineaux.
— Et pour effrayer les voleurs, dit Perrine
Source : Gallica

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