Résumé

Portrait de Eugénie Foa Eugénie Foa Les enfants illustres : contes historiques… (1866)

Farouil seul ne disait rien.
Avec un mouvement sublime, le curé se précipita à la croisée, l'ouvrit; un cri de joie s'éleva à sa vue.
— C'est bien, mes amis, leur cria-t-il, c'est bien !
Et, comme il aperçut Pierre au milieu d'eux, il ajouta : — Une erreur a trompé Gassendi ; qu'il vienne, mais qu'il vienne seul me trouver ; Millette va lui ouvrir la porte. Quant à vous, mes enfants, mes voisins, allez vous coucher, je ne crains rien. Je vous dis, moi, votre curé, que Dieu veille sur moi et que je ne crains rien !
Source : Gallica

Portrait de Eugénie Foa Eugénie Foa Les enfants illustres : contes historiques… (1866)

M. le curé, ta sœur Marie, ton beau-frère Gassendi, jusqu'au petit Pierre, tous soutiennent si fort que ce sont des bêtises.
— Des bêtises! dit Cerbonnet, haussant les épaules d'un air de mépris profond ; des bêtises ! c'est toi qui en dis une fameuse bêtise!. Dire qu'il n'y a pas de revenants, autant dire qu'il n'y a pas de morts, puisque les revenants sont des morts.
— En as-tu vu? lui demanda sa femme.
— Des morts?. Oui, Perrine.
— Non, des revenants?
— Dieu m'en garde ! dit le bedeau en faisant le signe de la croix.
Source : Gallica

Portrait de Eugénie Foa Eugénie Foa Les enfants illustres : contes historiques… (1866)

N'est-ce pas, monsieur le pasteur, que c'est inutile? dit Frédérika, tout émue à l'idée de ne plus voir sa petite enfant élevée par ses soins; pensez-vous que le général se souvienne d'elle maintenant? Et puis, lui, qu'est-ce qu'il en fera! sa servante, sans doute; et manque-t-il de servantes et de serviteurs, pour regretter notre Catherine? tandis que vous, monsieur le pasteur, qui vous soignera comme cette enfant? moi, je suis trop vieille, et j'ai besoin de soins moi-même. Qui vous égayera quand vous serez triste?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature