Eugénie Foa

Eugénie Foa

Résumé

Portrait de Eugénie Foa Eugénie Foa Les orphelins du presbytère (1850)

Puis, voyant que Petite ne répondait pas, elle ajouta douloureusement : — Hélas ! de la crainte ! de la réserve ! avez-vous donc déjà souffert? - Je suis orpheline, dit Petite, à qui le souvenir de la mort de sa mère arracha des larmes. Mais voici la Barbue qui nous cherche, reprit-elle vivement, et, comme enchantée de changer de conversation, — elle cria : — Ici, de ce côté, à la mare ! — et prenant la main de la vieille dame, elle ajouta : — Bonne Jeanne ! Venez à notre secours, nous sommes tous égarés, et Hector ne veut plus marcher.
Source : Gallica

Portrait de Eugénie Foa Eugénie Foa Les orphelins du presbytère (1850)

Monsieur, dit la petite fille, en essayant d'abord de retenir ses larmes, puis éclatant soudain en sanglots, — mon frère et moi nous sommes seuls sur la terre, nous n'avons plus ni châteaux, ni domestiques, ni père, ni mère: mon père est parti, il y a bien longtemps, et ma mère !. Elle m'a dit, qu'elle allait au ciel prier Dieu pour nous, lorsque j'aurai du chagrin, de regarder là-haut, et qu'elle me sourirait. Oh!
Source : Gallica

Portrait de Eugénie Foa Eugénie Foa Les orphelins du presbytère (1850)

Le soleil brillait dans la campagne et semblait réchauffer l'atmosphère; Petite regardait alternativement et M. Vincent qui savourait lentement son verre d'eau, et les allées du bois de Vincennes que l'on apercevait à travers les croisées : —l'ex-curé lut un désir dans les yeux de Petite. — Tu veux te promener, n'est-ce pas? — C'est pour Hector qui s'ennuie, dit Petite en rougissant de se voir devinée.
Source : Gallica

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