Eugénie Foa,
Les enfants illustres : contes historiques…
(1866)
“ Laurent Coster les guidait. Au moment où la route, formant un coude, devait dérober aux voyageurs la vue du château, Méline se retourna, les yeux baignés de larmes ; un cri lui échappa lorsqu'elle cessa de l'apercevoir. — Plus de regards en arrière, ma sœur ! lui dit Jean, lui montrant du doigt la riante campagne éclairée par les premiers rayons du soleil levant ; en avant ! en avant ! — O souvenirs du passé ! murmura la triste jeune fille. — Le passé n'est plus à personne, Méline, lui dit Jean ; nous n'avons à nous que le présent et l'avenir. ”
