Paul Celières, Quand il pleut (1883)
“ Et Giacomo n'oubliait toujours pas Pietro Parelli ! De sa haine, il n'avait jamais parlé à personne, ni à sa femme, ni à ses fils, ni à Tonia. Comme un avare son or, il la gardait et la ménageait pour lui-même. La partager, c'eût été en perdre quelque chose. Cette haine, pour lui, c'était le coin du coeur où nul ne pénètre, le secret que Dieu seul connaît. Vers ce temps, la fortune lui sourit encore. On alluma le feu des Croates ; on lui en confia la garde, avec bons gages qu'on lui payait régulièrement tous les mois ; il en bénit le ciel. ”
