Résumé

Portrait de Champfleury Champfleury La Comédie académique. 3e édition (1875)

Ma pauvre enfant! s'écria Negogousse, qui poussa un cri de désespoir en pensant à sa fille.
Mademoiselle Paule peut être sauvée, dit M, Supplici en prenant la main de Negogousse.
Dans cette pression passèrent une fermeté, une espérance, une volonté.
— Mademoiselle Paule est en âge d'être mariée, reprit l'abbé.
— L'enfant n'y songe guère, dit Negogousse.
— J'ai un secret à vous, révéler. A un homme de votre intelligence on peut tout dire.
Alors le prêtre confia au négociant l'amour de Saturnin pour Paule.
Source : Gallica

Portrait de Champfleury Champfleury La Comédie académique. 3e édition (1875)

L'abbé Supplici interrogea du regard le marchand
d'huile.
— Il ne faut pas attrister ma fille de pareils détails.
— Vous avez une fille, monsieur? dit l'abbé.
Un sourire passa sur les traits de Negogousse et les embellit momentanément; car trois choses illuminent les physionomies les plus vulgaires : l'amour, la naissance d'un enfant, la mort.
— Mademoiselle votre fille doit s'estimer heureuse de posséder un père animé de si généreux sentiments. Vous ne devez pas croire au mal, monsieur ? demanda l'abbé.
— Je travaille pour Paule, sans m'inquiéter comment agissent les autres.
Source : Gallica

Portrait de Champfleury Champfleury La Comédie académique. 3e édition (1875)

LA COMÉDIE ACADÉMIQUE. 59
La foule est sans pitié.
Fajon, se sentant fort, prit dédaigneusement le menton de Raymond. Alors seulement le géant frémit de son imprudence.
Raymond s'étant levé sauta à la gorge du colosse.
— Sais-tu que je suis Fajon? dit le géant pour effrayer son adversaire,
Tordant la cravate, Raymond lui souffla à l'oreille :
— Tu es un misérable !
Et de son gant il le souffletait, disant à mi-voix :
— Rappelle-toi la rue de la Dalbade.
Le colosse, cloué sous la poigne et le regard de Raymond, roulait de gros yeux effarés.
— La police ! où est la police ?
Source : Gallica

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