Berthe de Puybusque, L’Arme du fou
“ Fanchette s’assit sur une chaise basse, non loin du lit, et contempla Marie en silence. Marie lui sourit d’un petit sourire si tendre, mais si découragé, si détaché de tout, avec ses lèvres blanches aux coins déprimés, que Marie étouffa ses larmes qui montaient : — Qu’a-t-elle, Madame ? — Je vous l’ai dit, elle a un peu de fièvre. Taisez-vous. Ainsi se poursuivit la visite silencieuse de Fanchette. Pas un mot ; le pétillement du bois qui brûlait dans la cheminée, la plainte du vent d’hiver et le bruit de la pluie, une pluie triste, qui durait depuis deux jours ”
