Lucien Biart, Les ailes brûlées (1881)
“ « Malice à part, mon cousin, vous êtes mon seul parent, comme je suis, je crois, votre seule parente, et c'est au nom de la chère morte que je me dis sincèrement votre très affectionnée cousine, « LOUISE SOREL. » – Je rêve encore ! s'écria Sébastien, hors de lui. Il relut par trois fois cette lettre, la palpa, étudia de nouveau le timbre, se palpa lui-même et marcha, pour se convaincre qu'il ne dormait pas. – Ah ! dit-il en saisissant le portrait de sa mère, si j'ai dormi, tu as veillé, toi. Ce sommeil subit, inexplicable, qui m'a empêché d'accomplir mon acte de désespoir, je te le dois. ”
