Sophie Ulliac-Trémadeure, Les Armoricaines, par Mlle S. U. Dudrezène… (1833)
“ Voilà comme je sais aimer! Mais Hermann... Non, Alix, il ne serait pas capable de renoncer pour moi à la vie, sans éclat, sans renommée, sans gloire! » Alix baissa les yeux et ne répondit pas. Aliénor allait et venait d'un air agité. Ses joues étaient en feu, son regard étincelait. « Pour une âme comme la mienne, dit-elle encore, le doute est plus cruel cent fois que la certitude même du malheur!... Je ne peux me résoudre à être aimée faiblement, quand j'aime avec délire!... Je veux savoir si Hermann tient plus à la vie qu'à moi Je le saurai!.... et alors.... » Elle n'osa achever. ”
