Arthur Le Moyne de La Borderie,
Nouvelle galerie bretonne historique & littéraire
(1897)
“ Voilà pourquoi saint Aaron, les yeux fixés sur la mer, cherchait sans cesse, sur la cîme des vagues, l'esquif qui devait apporter le dernier apôtre des Armoricains. Enfin, dans la brume de l'horizon un point apparaît, se détache, grossit; une barque se dessine et glisse rapide sur les flots. Elle se dirige en droite ligne vers le rocher d'Aaron, elle y touche; une troupe de moines en sort, et à leur tête un homme encore jeune, que ses compagnons nomment Maëlow, que nous appelons, nous autres, saint Malo. ”
