Résumé

J.-B. Bernardin Un Voyage au Tonkin, par J.-B. Bernardin… (1898)

D'après ce qui vient d'être dit sur l'aspect général du Tonkin, il est facile de se rendre compte que cette colonie n'est pas, comme on le croit généralement en France, un vaste désert improductif. Il suffit, en effet, d'avoir parcouru cette contrée, d'avoir jeté un regard — un simple regard — sur cette abondante végétation qui s'élève, dans l'espace de quelques mois, à plusieurs mètres de hauteur, pour se rendre compte de la fertilité de ce sol, et pour comprendre enfin que le Tonkin est peut-être, de toutes nos colonies, celle qui est destinée à l'avenir le plus brillant.
Source : Gallica

J.-B. Bernardin Un Voyage au Tonkin, par J.-B. Bernardin… (1898)

Saïgon possède plusieurs promenades, entre autres, le jardin de la ville qui est vaste, uni, sillonné de magnifiques allées et décoré de cette belle verdure orientale, si éclatante de tons et d'harmonie, que les Européens ne se lassent jamais d'admirer. On y trouve toutes sortes d'animaux captifs, les fauves de l'Asie et particulièrement les tigres qu'il faut voir là, dans leur pays, où ils sont plus gros et paraissent autrement terribles que dans nos ménageries.
Source : Gallica

J.-B. Bernardin Un Voyage au Tonkin, par J.-B. Bernardin… (1898)

Dans ces conditions, on peut espérer que le Tonkin deviendra un jour un pays aussi sain que la France. Mais il faut, pour cela, que l'oeuvre de la pacification se poursuive d'une façon constante et énergique. Le jour où la colonie sera débarrassée des nombreuses bandes pirates qui la troublent, on verra arriver en grand nombre des bras pour travailler. Les uns seront employés à labourer la terre ; les autres à l'industrie, au commerce ou à l'exploitation des mines d'or et d'argent, et, en peu d'années, le Tonkin aura subi une transformation complète.
Source : Gallica

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