Résumé

Adolphe Toulmouche Histoire archéologique de l’époque gallo-romaine de la ville de Rennes

Le génie d’un peuple et d’un siècle plane sur tous les monumens que ce peuple a élevé, que ce siècle a vu naître. Envisagée comme un puissant auxiliaire de l’histoire, il nous semble que l’archéologie est une belle et noble étude.
La Bretagne offre une mine féconde aux archéologues, dont les patiens et laborieux travaux seront sans doute un jour couronnés par des résultats importans. C’est, en effet, par l’investigation seule des monumens, qu’ils pourront arriver à connaître les commencemens, la force et la durée de l’occupation romaine dans notre pays.
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Adolphe Toulmouche Histoire archéologique de l’époque gallo-romaine de la ville de Rennes

Depuis Claude le Gothique jusqu’à Dioclétien, on ne voit plus que du petit bronze saucé. Ce ne fut que sous ce dernier empereur que l’argent pur reparut et continua à être mis en usage, sans interruption, jusqu’au dernier des Paléologues. Les pièces de la Vilaine étaient, pour celles en bronze, le plus fréquemment en cuivre rouge, mais parfois jaune, comme dans une partie de celles d’Auguste, de la colonie de Nismes, d’Antonia, de Néron, de Vespasien, de Trajan, d’Antonin, de Faustine, de Marc-Aurèle, de Lucille, de Commode.
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Adolphe Toulmouche Histoire archéologique de l’époque gallo-romaine de la ville de Rennes

Les destins de l’empire étaient attachés à sa durée. Des bassins d’eau lustrale placés à côté de l’autel, marquaient l’union des deux élémens sacrés. L’eau représentait le principe passif ou femelle de la nature, et le feu le principe mâle ou actif ; à ce titre, il était considéré comme le plus puissant des deux. Les Gaulois, au contraire, croyaient que dans la génération, c’est le principe femelle qui exerce la plus grande influence ; de là leur vénération pour la lune et leur usage de compter par nuits au lieu de jours.
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